samedi 20 août 2016

1192 - Un enfant fier de sa maman libérée...

Je suis fier d’avoir une maman courageuse, une maman progressiste, une maman libérée !

Soucieuse de ton indépendance de femme, adepte des idées modernes, engagée dans les combats féministes, à la tête des avancées sociales, t’opposant à la fatalité de la nature, ma chère maman tu as pris une décision qui honore la patrie des Lumières !

Je t’admire pour ton acte héroïque. 

Jusqu’au bout tu as su résister aux pressions de tes adversaires, contrer les arguments ridicules des obscurantistes, supporté leurs regards réprobateurs et continué à avancer seule, sûre de tes droits inaliénables de Fille de la Liberté ! 

Tu as gravi la montagne de l’émancipation afin d’accoucher de la fleur rouge de la Révolution !

Bravo chère petite maman ! Tu incarnes en effet l’humanisme, le progrès, la droiture, la maternité protectrice, l’épanouissement et la joie de vivre...

Pauvre, pauvre petite maman chérie...

Je suis ton petit avorton, le fruit de ton IVG, l’enfant non-né jeté aux ordures.

Je n’ai jamais été aimé de toi mais moi je t’aime, ma maman chérie.

Tu m’as envoyé au Ciel et c’est d’en haut que désormais je prie pour toi, chère petite maman libérée, divorcée, homosexualisée, botoxée, gauchisée, athée, névrosée,  infectée, sidaïsée...

Oui par tes erreurs, ton aveuglement, ton égoïsme, ton orgueil ayant engendré en toi tant de souffrances à retardement, tu as gagné ma pitié et donc ton salut.

Comme un Christ rédempteur, je prends sur moi ton crime, chère maman. Depuis ce jour où tu m’as jeté à la poubelle, je prie pour que le sacrifice de cet embryon que je fus ne soit pas vain.

Je rachète ton péché, maman.

Parce qu’au nom des mirages de ton siècle tu as raté ta vie de femme, de mère, d’épouse, parce que tu t’es faite l’esclave des hérésies terrestres, je veux que tu réussisses ta vie d’ange et qu’ainsi, après m’avoir si cruellement éjecté de ton ventre, tu sois enfin avec moi pour toujours, chère maman.

vendredi 19 août 2016

1191 - Mort aux embryons-gêneurs !

Le monde, la civilisation, la société, les individus, les mères ont le devoir de tuer les importuns.

Précisément parce que par nature ce sont des choses non encore formées, les foetus doivent périr.

Un embryon est un gêneur. Un parasite. Une sangsue.

Un bouffeur de liberté.

Il ne sert à rien.

Les bébés embryonnaires sont des indésirables qui s’incrustent.

Ces bestioles s’invitent dans le ventre des femmes sans le leur demander. Ce sont par conséquent des violeurs de propriétés privées, des tueurs de joie féminine, des obstacles à l’amour libéré, autrement dit des fachos intolérants squattant illégitimement l’autel sacré de la république laïque car l’antre maternel n’appartient pas au Ciel mais à la suffragette !

Bref, l’avorton doit être condamné.

Condamné à mort. Anéanti. Pulvérisé. Méprisé. Haï. Transformé en produits pour la cosmétique.

C’est pour cela que, Dieu merci, l’avortement a été légalisé.

Afin de laisser plus de place à la frivolité, à l’insouciance, à l’individualisme, au plaisir et ainsi contribuer à l’émancipation des êtres déjà formés, adultes, responsables, doués de raison et dotés d’une conscience que nous sommes.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/3061c87f25e5627d0b8fc0a223e6444e/

http://www.dailymotion.com/video/x4pcbf3

dimanche 14 août 2016

J'AI ESSAYÉ POUR VOUS LE PARC PAPÉA !

Royaume des classes moyennes, paradis des DUPONTS, terre promise des fonctionnaires et ouvriers d'usine en mal de sensations bien calibrées et dûment tarifées, PAPÉA fera le bonheur des morveux blasés et de leurs géniteurs déculturés.

En ce haut lieu d'agressions esthétiques en tous genres les parents semblent être encore plus abrutis que leur progéniture ! Assez intéressant à observer, mais de loin afin d’éviter les cris stridents des gosses et les papotages pleins de vacuité des adultes faisant la queue devant les attractions.

Si vous avez la bonne (ou mauvaise) idée vous d’aller perdre temps et argent à vous frotter à la roture dans son élément naturel afin de partager (ou d’étudier) ses plaisirs vulgaires et ses aspirations grossières, là-bas vous assisterez à l'étalage décomplexé du mauvais goût sous ses multiples aspects : vestimentaires, culinaires, musicaux, linguistiques, ludiques... Et ceci à l'échelle d'une véritable petite ville car il y a toujours foule chez les adeptes de la médiocrité socio-culturelle érigée en valeur suprême.

PAPÉA est à conseiller uniquement aux esprits séniles accompagnant leurs petits enfants et aux jeunes cervelles crétinisées par des précepteurs indignes leur ayant enseigné la culture de l’insignifiance.

Entre les friandises industrielles à acheter aux quatre coins du parc et les jeux ineptes ponctuant une promenade en famille sans prétention ni exigence, ce petit monde que je viens d’évoquer en termes certes déplaisants mais sincères y trouvera son compte dans cet univers de lourdeurs et de laideurs qui est exactement à son image.

mercredi 10 août 2016

1190 - Le vrai et l'ivraie

Entre clarté stellaire et douceur virginale, ce visage chaste est la figure idéale de toute âme éprise de simplicité, de vérité, d’intégrité.

Le feu des passionnés est rouge et vulgaire mais la flamme de l’éveillé, bien plus pure, est bleue.

Le romantique est poisseux, lourd, indigeste, sensuel et grossier. Ses sentiments indélicats puent le poisson pas frais. Son coeur est malade de sa pensée jaunie. Son haleine est si chargée de fleurs capiteuses qu’elle en est répugnante !

L’esprit noble méprise les gloires temporelles et s’agenouille devant l’humilité de l’eau, du cierge, de la pierre. Sa prière est un poème, son poème un silence dédié aux galaxies.

Il aime la modestie, chérit l’innocence, honore la vertu.

Et en une seule messe fracasse les mensonges du siècle, brise les valeurs en toc, écrase les lois honteuses, brûle les évangiles de paille !

L’adepte de la lumière respecte le sacrifice des cloitrés, aime les enseignements âpres mais justes, accepte les silex des chemins droits.

Le pain noir est sa lanterne car il ne s’éclaire qu’avec ce qui est essentiel, bon, honnête. Ce n’est pas simplement le Soleil qui le réjouit, ni le vin, ni l’or, mais l’éclat de tout ce qui reflète le vrai, le bien, l’incorruptible.

Moi je me prosterne devant tout joyau de véritable prix afin de bien montrer la hauteur de mon camp, d’éloigner de moi l’ordure, de chasser les mauvais penseurs et promouvoir les célestes trésors.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/f240bb9eefc2cd1f3b619ce4e5f7da9d/

http://www.dailymotion.com/video/x4oa4xq_le-vrai-et-l-ivraie-raphael-zacharie-de-izarra_travel


dimanche 7 août 2016

1189 - L'esprit des corps

Ce texte a été écrit dans le même esprit que “TEXTE A PIGEONS” http://izarralune.blogspot.fr/2012/03/950-texte-pigeons.html

M’inspirant du procédé littéraire malhonnête mais efficace consistant à écrire de belles phrases incompréhensibles, voici un texte totalement dénué de sens que je viens d’écrire pour mieux tourner en dérision les paroles saugrenues issues de la chanson absconse de Bob DYLAN “Adieu Angelina“, Bob DYLAN considéré comme le plus grand poète américain aux yeux de certains !

C’est un texte absurde mais que l’on pourrait quand même faire passer pour une oeuvre profonde aux yeux de certains gogos(recrutés notamment parmi les adeptes de RIMBAUD). 

Construit avec de seuls artifices verveux, de purs clichés alambiqués, ces évocations sont totalement creuses mais bien clinquantes. De quoi tromper non seulement les naïfs mais également certains exégètes enivrés des vents stériles de ce siècle d’hérésies littéraires. Bref, ce texte est une belle imposture que certains esprits faibles prendront pour un authentique poème.

Que la rigolade commence !

Les hommes sont des insectes, les insectes des dieux. Les uns ont de l’esprit, les autres des ailes.

Cet Univers est celui des miracles et des illusions, des mirages et des actions. Une vision lucide et lointaine des choses, le terrain vague des idées, l’océan des clartés incertaines.

Le monde est la réalisation de nos rêves et le sommeil des éveillés que nous sommes est peuplé de silhouettes étranges aux noms pourtant familiers.

Des gouffres sort de la lumière, du ciel tombent les eaux et les germes de la Terre.

Et les créatures des plaines s’abreuvent dans les ruisseaux, et les hôtes des airs chantent pour ceux d’en bas.

Les sommets s’éclaircissent des vérités qui sont dites et les pierres les plus dures sont les plus précieuses.

Ce qui dure brille comme un soleil et ce qui est pur bat comme un coeur.

Ce qui est vif pleure et rit, ce qui est mort plane et prie. Ce qui bouge est flamme, ce qui gît est éther.

Et tout à ses racines.

Dans ce brouillard lumineux, entre ces horizons de neige et d’azur, de roc et de chair, les astres ressemblent aux fleurs et nos âmes légères s’envolent comme des papillons.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/2a1b942dcab2e3260a3ed45ced377ad7/

http://www.dailymotion.com/video/x4npw23

lundi 1 août 2016

1188 - Mon bonheur simple

De la vie je ne demande que la lumière du soleil et ses reflets sur la Lune, de la pluie sur mon front et de la neige sous ma semelle, sans oublier la grêle dans mon jardin.

Je veux que chaque plainte des saisons, chaque chant de la Terre berce mes nuits ou les hante. Je souhaite beaucoup d’heures pleines et peu de pertes de temps.

Mais aussi, quelques salutaires amertumes à savourer philosophiquement, afin de me faire apprécier la douceur des fruits cueillis ici et là au gré des jours qui passent.

Du vent dans la tête et de la liberté entre mes ailes, c’est tout ce qu’il me faut pour être heureux.

Bref, de l’existence je n’attends que l’essentiel, c’est à dire deux fois rien. Je ne réclame du Ciel que ce qui est gratuit, simple, sans valeur pour le reste du monde. Je n’exige rien d’autre que ce qui me tombe sur la tête, pousse sous mes pieds, entre dans mon coeur.

Je prends ce qui vient avec une infinie gratitude, accepte ce qui ne vient pas avec autant de légèreté, et en retour de ces trésors quotidiens je distribue gracieusement à qui le veut tout ce dont je n’ai pas besoin.

Je me nourris de blé dur et de mots tendres, d’eau claire et de sentiments troubles, de fleurs fraîches et de souvenirs de marbre, de pensées neuves et de vieilles recettes ayant fait leurs preuves : je chemine du sol au firmament d’un pas alerte, confiant, serein, sans autre bagage sur le dos que mes certitudes de papillon.

Je ne me fâche ni du gel ni du sel, ni du sec ni de la suée. Tout m’est joie, tout m’est vin ! Le givre et et le feu, l’onde et l’éclat, la flamme et la sève sont le suc des éléments.

Je m’abreuve à grands flots de ce qui est vif, glacé, brûlant, tiède, âcre, suave.

Ce qui est doux est excellent. Ce qui pique est encore meilleur.

Je ne maudis rien de ce qui est. Rose et ronce sont pour moi choses aussi divines l’une que l’autre, miracles sortis d’un même souffle, peintures d’un même tableau.

Quand la vigne est sucrée elle m’enivre de son nectar. Si elle est aigre elle embellira mon potager. Rien ne me déçoit dans la Création, tout y est bon, beau, précieux. Les diamants peuvent me servir de pierre comme les cailloux faire office de bijoux. Le spectacle des étoiles jamais ne me lasse, nul parfum ne s’émousse en moi et chaque soir le coucher prend des couleurs différentes.

Et lorsque les saveurs sont les mêmes, elles sont toujours délectables.

Bien des incrédules, étonnés de me voir sourire de mon sort, se demandent comment je peux être comblé avec ce qu’ils prennent pour des miettes...

Qu’ils le sachent : c’est parce que mon corps se satisfait de l’esprit des choses qu’il en rend tant à mon âme !

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/8cd2244726d37d01a9d1c994700f0e60/

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