lundi 30 juin 2014

1061 - Les étendus

J’aime la paix des cimetières.

Parmi les défunts, au-dessus de leurs restes gisant sous le marbre, plane une grande sérénité. Là, tout est égal. Plus de conflits, de hiérarchie ou de faux-semblants entre les étendus.

Des os jaunis émane le calme : ils sont l’écume de la fosse, l’azur du gouffre, les fleurs du néant, la neige du caveau. 

Comme des nuages sous la terre.

Je cherche le silence et la clarté des nécropoles. Je suis à mon aise dans la vérité des tombeaux. Leur affable froideur me rappelle que le pain de l’âme est dans le repos, le retrait, la méditation, non dans le vacarme du monde.

Les champs sépulcraux sont pour moi des poèmes de pierres, et la cendre des ensevelis est un invisible firmament qui m’éclaire intérieurement. 

Dans cette poussière ultime, à travers cette “poudre des morts”, au-delà des ossements, de la ruine des corps, je vois des soleils qui irradient. 

samedi 28 juin 2014

LE CRIME D'UN CHRÉTIEN PERSÉCUTÉ PAR LES LGBT

Vendredi 11 juillet 2014 moi Raphaël Zacharie de IZARRA je vais être jugé au tribunal correctionnel du Mans pour “injures publiques envers la communauté homosexuelle” et “provocation à la haine envers la communauté homosexuelle”.

En termes plus objectifs, pour avoir tout simplement critiqué le mariage homosexuel.

C'est à dire pour avoir tenu un discours différent que celui imposé par la dictature de la pensée unique, pour avoir osé émettre une pensée non édulcorée, une pensée libérée des pressions des lobbys LGBT, bref, pour avoir eu le courage de prononcer des mots simples, clairs, sains, honnêtes, non dénaturés par l'auto-censure...

Hier j’aurais été défini comme honnête garçon, normal, ordinaire, équilibré, sain et sensé. Aujourd’hui avec les oppressions des LGBT et des autres lobbys défenseurs de l'inversion des valeurs fondamentales de la société, me voici présenté comme un vulgaire délinquant, véritable ennemi de l’ordre public, affreux homophobe, méchant rétrograde, intolérant arriéré.

J’ai donc décidé, à la veille de mon procès, de ne plus exercer mon esprit civique puisque l’honnêteté, le sens moral, sont devenus des délits punis par la loi.

La vertu est subversive et le vice, la corruption, la bassesse sont les normes entrées dans les moeurs.

C’est l’esprit de Vichy qui règne actuellement : les âmes intègres sont considérées comme des ennemies du pouvoir car désormais la corruption, c’est le droit.

Je préfère me retirer du combat, m’éloigner de cette crasse et assister avec une vengeresse jubilation à la déliquescence de cette société pestiférée par les lobbys sodomites, féministes et avorteurs.

Moralement j’aurais fait mon devoir de citoyen honnête. Je n’ai rien à me reprocher.

Que la société se vautre allègrement dans la fange ! Je m’en lave les mains.

Et que celui qui demain sera tenté de me reprocher d’avoir lâchement abdiqué, d’avoir abandonné la France à son sinistre sort, que celui-là (car ce sera un des ces adeptes du mariage homosexuel aujourd’hui aveuglés par les hérésies de ce siècle mais qui demain lui feront honte) s’en prenne à lui-même, à son acharnement à demeurer dans l’erreur.

Ceux qui actuellement, ne sachant ce qu’ils font, mettent au pilori les gens probes et lucides comme moi, au grand jour du réveil national reprocheront, j'en suis certain,  à ces courageux contradicteurs leur “faiblesse” face aux puissances maléfiques... L’histoire n’est qu’un éternel recommencement.

Raphaël Zacharie de IZARRA

mardi 24 juin 2014

1060 - Neuf questions capitales à propos d’une morte

Un esprit curieux et avisé -le cerveau d’une femme pour être exact- ose me mettre face à ma propre lumière -ou à mon obscurité- en neuf questions percutantes, ambiguës, drôles, graves, légères, dérangeantes. J’y réponds avec d’autant plus de coeur.

1 - Si Farrah Fawcett avait eu votre âge et avait vécu en France, comment auriez-vous imaginé une possible histoire entre vous et elle ? Amoureuse, chaste, mystique ?

Apprenez que je n’ai pas le monopole esthétique de cette farce yankee. Et puis laissez donc à l’Amérique ses rêves de demi-déesses chevelues, ses pantins de fard et de toc, ses légendes d’artifice et ses héroïnes de strass, bref son imaginaire frelaté, scories étriquées d’un monde sans limite trop vite conquis par des déracinés. La France est avant tout un pays de fromages, de vignes et de vraie culture et votre belle Farrah Fawcett n’aurait pas fait long feu avec ses mèches trop vives pour notre pays à l’héritage plus olympien qu’hollywoodien ! Dans ces circonstances oubliez vite vos imbécillités romantiques. IZARRA n’est pas un moineau des sous-bois mais un aigle des hauteurs. Cela dit si Farrah Fawcett avait été française, fatalement elle aurait été moins américanisée et donc beaucoup plus hellène, ce qui est parfaitement normal en France.

2 - Imaginez une relation d'amour entre vous et l’inaccessible Farrah Fawcett... Sous quel signe verriez-vous cet hyménée ? Accomplissement, frustration, joie, cruauté ?

Je verrais cette aventure esthético-poétique sous le signe de l’élévation, de l’idéal, du divin. Ma véritable nature se révèle inévitablement sous l’effet de la lumière.

3 - On ne sait pas exactement quelles étaient les qualités morales de la magnétique créature qui vous fascine tant, mais lorsque vous songez à elle, quels sont les diamants que vous lui attribuez ?

Déesse par l’éclat, proche des Dupont par les moeurs, votre Farrah Fawcett tient autant de l’impératrice que de la gueuse. Sophistiquée d’un côté, commune de l’autre, comment voulez-vous que j’attribue à cette mortelle (déjà morte d’ailleurs) des vertus spéciales ? Sa vénusté, aussi stellaire fût-elle, malheureusement ne lui conféra pas la moindre grâce morale ou perfectibilité de l’âme. En théorie du moins... En effet je conçois aisément que dans les faits la flamme visible fasse naître la chaleur intérieure. C’est ce que j’appelle le “miracle de la beauté”. C’est le grand avantage pour une femme d’être née sous les baisers de Vénus. Pour répondre à votre question je dirais, finalement, que selon moi la fée avait des éveils radieux par-delà ses us roturiers.

4 - Pouvez- vous esquisser une scène d'amour onirique avec elle ?

Est-il question d’amour dans ma fascination pour ce défunt papillon sidéral ? Et pourquoi pas d’amourette pendant que vous y êtes ? Décidément vous sous-estimez l’esthète sublime que je suis !

5 - Pensez-vous qu'elle aurait aimé lire vos textes ?

Oui je crois. Ma plume répondant directement à sa clarté, Farrah Fawcett se serait vue à travers mes mots comme dans un parfait miroir, tel un soleil se reflétant sur un autre soleil. Dans ces cas-là il y a une “dynamique du Beau”. Pareillement à l’onde qui reflète le Ciel et engendre un autre azur, tout aussi infini.

6 - Laquelle de vos qualités aurait pu séduire l’extatique blonde ?

Aucune. Ou toutes. Je veux dire que mes qualités -comme mes défauts- sont si aiguës, si loin des herbes ordinaires qu’elles piquent comme des épines. Peu d’êtres savent m’apprécier dans mes sommets : je donne le vertige à trop de coeurs sensibles.

7 - Lequel de vos défauts aurait pu l'éloigner de vous ?

Mon excessive volonté de faire l’ange. Ma folie des grandeurs célestes. Mes délires de noblesse et de perfection me rendent glacial, inhumain, invivable.

8 - Pensez-vous que de là-haut, elle vous voie, vous entende ? Pensez-vous qu'elle soit charmée par votre izarrienne obsession de ses attraits éteints ?

Je ne pense rien à ce sujet. Je ne fais pas parler les trépassés. Je ne leur prête nulle oreille particulière, pas de regard souverain, pas plus de transports intimes. Ceux qui gisent en terre sont, dans l’autre monde, aussi légers, impalpables et essentiels que des poèmes. Errants pour certains, irradiants pour d’autres. Nos lourdeurs d’incarnés ne les intéressent guère je crois.

9 - Songez-vous a écrire un texte intitulé “LETTRE D’AMOUR Á FARRAH FAWCETT ?”

Pas le moins du monde. Je laisse ce genre de sujet insipide aux écervelés, aux sentimentaux et autres inconsistants peuplant ce monde de demi-vivants.

lundi 23 juin 2014

1059 - Je suis contre le droit de vote des femmes

Je suis un coq radical.

La femme, je l’apprécie docile, modeste et bien éduquée. Bien à sa place.

A l’ancienne.

Les modernes, les rebelles, les féministes, les révoltées contre l’ordre phallocrate, celles qui piétinent Mars et s’en vantent, elles déchoient vertigineusement de leur astre natal, Vénus, et chutent considérablement dans mon estime. Parce qu’elle est stérile et contre-nature, la contestation des sexes rend la femelle nécessairement vulgaire.

La compagne du cerf est faite pour être féminine, non pour bramer à la place de son maître. Eve ne vaut que si elle loue la gloire des genres. Et s’allie à la vipère ‘'-et donc se corrompt- lorsqu’elle cherche à déséquilibrer la Création.

L’onde qui veut devenir flamme pèche contre sa propre nature. La femme devient sotte, détestable et ridicule dès qu’elle souhaite s’extraire du sillon où, pour son bonheur et celui de son ensemenceur, l’a placée la divine volonté.

L’élue du macho est belle, digne et honorable lorsqu’elle chérit et les pieds et le glaive de son époux qu’elle respecte, chante et sacralise de ses pensées caressantes et gestes attentionnés en bonne ménagère soumise qu’elle est. Le modèle ancestral de la bourgeoise aimante et assujettie à la virile autorité inspire à son conjoint les plus tendres égards, tandis que l’exemple de la bête et hystérique immodestie génère mépris et rejet chez l’honnête dominateur bien conformé.

La femme dite “libérée” est une bécasse victime de ses piètres illusions d’”indépendance”, comme si le fait de vivre sous la lumière du Soleil était une malédiction...

Au contraire la pâle, mince et faible Lune devrait se réjouir d’être éclairée par les feux bienfaisants et féconds du mâle, de tourner autour de lui, de ne pouvoir échapper à son irrésistible attraction, de se faire arroser par ses rayons générateurs.

Au lieu de cela, inconsciente d’être l’enfant d’une étoile, ne se rendant pas compte que l’homme est une galaxie, la femme un océan, elle ergote sur sa place dans l’Univers, pinaille sur les grands principes génésiques, caquète en l’air comme une volaille idiote, lançant des débats minuscules que, dans sa basse-cour désertée par les couillus, aucun bec magistral ne viendra plus jamais clore...

Laissons les suffragettes à leurs délires “d’émancipation”. A ces poulettes déplumées en quête de chimères égalitaires, préférons, nous les esthètes machistes, les vierges sages non dénaturées qui savent que l’or de l’hymen se trouve non dans les urnes mais dans leurs gênes.

VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://rutube.ru/video/7570c1b0ee1df0e2ed873ed72875955d/

http://www.dailymotion.com/video/x41azw4

http://www.dailymotion.com/video/x203r4y_je-suis-contre-le-droit-de-vote-des-femmes-raphael-zacharie-de-izarra_webcam

jeudi 19 juin 2014

1058 - La clarté littéraire

Limpidité textuelle, sujets familiers, tel est mon credo.

Ma conception de la littérature est saine, nette, franche.

Loin des abstractions confuses et des concepts flottants des approches littéraires complexes et ambiguës en vogue chez bien des auteurs, j’oppose l’éclat virgilien de ma plume : clarté, simplicité, accessibilité, proximité.

Je refuse de succomber aux chants frelatés de l’hermétisme, aux fards outranciers de l’intellectualisme, aux modes clinquantes qui font naître des éléphants éphémères, phénomènes d’édition à but strictement mercantile. Moi je veux demeurer une pierre sur la terre, non un mensonge sur le trône.

Hugo nous fait tous accéder au sublime avec des mots ordinaires, c’est un modèle. L’eau pure de la prose commune a fait ses preuves dans les Lettres. Les livres qui racontent les histoires de manière simple et vraie sont indémodables.

Certes de temps à autre je me suis amusé à évoquer moi aussi des choses extraordinaires d’une écriture immodeste. Mais c’est pour mieux revenir vers les vérités les plus humbles... Après avoir moi-même expérimenté ce que j’appelle “l’imposture de l’Art”, j’aime retourner à la source fraîche des écrits chastes et dépouillés. Les affaires banales de l’existence valent plus que les ors célestes des imaginaires grandioses car elles touchent l’Homme en surface mais aussi en profondeur.

Il est facile pour tout écrivain de se fabriquer d’indéchiffrables et flatteuses légendes de cendre et de soufre. Edifice de papiers et de vent, abscons donc prestigieux, apportant un lustre indéniable à l’oeuvre nécessairement perçue comme dense, âpre, engagée...

Pour cela il suffit d’invoquer des tourments de l’âme, je ne sais quelles éblouissantes contorsions de la pensée et surtout d’adopter une posture intellectuelle qui en impose. Au besoin quelques tangibles artifices (chapeau, pipe, briquet, manteau, foulard, barbe, lunettes) ajoutent une crédibilité supplémentaire à la farce conceptuelle et finissent par introniser l’auteur illisible chez les plus illustres éditeurs de Paris. Les obscurités livresques ont toujours séduit les imbéciles.

Beaucoup moins aisé est de faire triompher le jour.

Les beautés du quotidien, les paroles authentiques, les exactitudes de l’esprit, les habitudes humaines, les secrets de la vie, les mystères à portée de vue, les petits pas des gens qui passent et regardent les astres... Voilà des réalités sans façon, des certitudes sensibles, des évocations essentielles, voilà de la poésie honnête, intelligible, universelle, naturelle, un théâtre à hauteur de bipède.

C’est cette arène vivante où vont et viennent, vivent et meurent les êtres, parfois avec platitude, parfois avec étrangeté, que je propose de dépeindre à mes lecteurs.

En toute spontanéité artistique et en termes lumineux. Et non en stériles et ridicules complications cérébrales et boursouflures linguistiques.

C’est ce que j’appelle la “clarté littéraire” et c’est exactement mon évangile.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/x1zuyii_la-clarte-litteraire-raphael-zacharie-de-izarra_webcam

lundi 16 juin 2014

ROM LYNCHÉ : LE MAL ATTIRE LE MAL

Un jeune Rom de 16 ans lynché par un groupe de vengeurs excédés par les cambriolages de l’asocial adolescent...

Je comprends parfaitement la colère des victimes de cambriolages cherchant à se faire eux-mêmes justice, bien que je n’approuve aucunement leur méthode.

Mais le fait est là : quand on fait le mal il faut s’attendre au retour de bâton. Que la rage vengeresse et sauvage de ces justiciers improvisés soit juste ou non, condamnable ou pas (et elle est effectivement injuste et moralement répréhensible), n’est pas la question.

Celui qui fait le mal attire le mal, c’est ainsi. Aucune loi temporelle ne pourra faire changer la nature humaine ni les lois de la vie.

Je n’approuve certes pas la violence de ces honnêtes français à l’encontre du Rom malfaisant mais cet abus collectif est né d’un autre abus, on peut évidemment le déplorer mais ce lynchage est la conséquence funeste d’un comportement funeste. Celui qui nuit gravement à autrui de manière volontaire, acharnée et répétée ne doit pas s’attendre à recevoir des caresses.

Les cambriolés ne sont pas des saints, on ne peut pas exiger d'eux qu’ils applaudissent les méfaits de leurs tourmenteurs et harceleurs.

Tant que les Roms vivant de cambrioles ne comprendront pas que seule l’honnêteté est payante et que la détestable image qu’ils donnent d’eux est largement fondée, ils seront les éternels détestés de la France des gens bien.

Ce lynchage est choquant et injuste je l’admets. Mais c’est un fait : il a le mérite d’avoir été commis en totale contradiction avec nos lois civilisées, notre état de droit, notre humanisme, ce qui est la preuve qu'en tous contextes ordinaires (car les environnements idéaux sont rares) le mal attise et attire le mal.

Les Roms doivent moralement accepter d’avoir été ainsi la cible de cet acte résultant de leur délinquance et en profiter pour se remettre en question.

Je n’ai pas dit que c’était bien ou souhaitable pour la société de lyncher des voleurs, j’ai dit que c’était là uniquement la conséquence, presque logique, d’un comportement criminel. Qu’il y ait des lois interdisant de se faire soi-même justice c’est une chose, après il y a le facteur humain.

Quand quelqu’un dédie sa vie au vol, qu’il n’aille pas se plaindre de se faire lyncher par ses victimes, aussi injuste, barbare et disproportionnée que soit cette réaction.

Il est regrettable que des victimes soient obligées d’aller se faire justice elles-mêmes, elles auraient dû aller livrer le malfaisant aux gendarmes. Mais c’est ainsi, les victimes se sont vengées et nul n’y peut rien, le mal est fait. Qu’il serve au moins de leçon aux autres;

Moi je trouve très sain que des criminels prennent conscience des nuisances de leurs actes et s’amendent.

La rédemption est souhaitable. La poursuite des vices, non.

Raphaël Zacharie de IZARRA

vendredi 13 juin 2014

1057 - Je suis un "no-life"

Moi je suis un “no-life”. 

Ma réalité tranchée aux horizons d’une pure cérébralité hautement aseptisée se borne prudemment aux quatre angles nets de mon écran d’ordinateur connecté en permanence avec l’espace des esprits en orbite autour d’eux-mêmes. Les gens, je les préfère en deux dimensions plutôt qu’en odeur et postillons. 

Sur INTERNET je vis un rêve dont je ne me réveillerai jamais. En deux ou trois clics je voyage à l’autre bout de l’Univers sans ôter mes pantoufles. Je me promène dans les rues de Calcutta sans le moindre risque de trébucher sur des remises en questions dérangeantes. 

Je gravis des Everest idéologiques sans me compromettre, conquiers des Himalaya de vérités insensées sans me mouiller, élabore des théories audacieuses devant ma tasse de thé. 

Mon monde est une fumée brillante. Un songe rectangle sur plasma à la luminosité réglable à souhait, une belle histoire sans début ni terme en haut-débit et à bas prix. J’étais fait pour cette existence glacée, dématérialisée, impalpable et inodore. 

La “no-life”, c’est mon dada, ma raison de vivre, ma respiration artificielle d’esthète sophistiqué et exigeant allergique aux échanges directs anti-hygiéniques. 

Voir le monde avec les couleurs réarrangées de ma machine informatique, c’est le sublimer.

C’est le confort des dieux, le plaisir des âmes contemplatives, l’ivresse des cerveaux bercés dans le formol stérilisé, réconfortant et inoffensif de la divine virtualité.

mardi 10 juin 2014

1056 - Farrah, l'autre facette

La simple vue du visage vénusiaque de Farrah Fawcett fait systématiquement remontrer mes chaussettes avachies, figées par la force d’inertie de leur molle errance au niveau de mes orteils.

La vision béatifique de la face de cette fée morte depuis un lustre fait aussitôt durcir ma plume agitée et m’inspire les mots les plus vinaigrés de ma salade verbale.

Farrah Fawcett est une défunte vestale au regard sélénien paré de la lumière acide et éblouissante émanant du jus de citron, comme un coulis de feu sur un champ de tournesols. Lequel nectar citrique est irrémédiablement opposé au tiède jaune de la fade, ovale et banale banane tachetée que certains esprits peu avisés seraient tentés d’éplucher pour évoquer cette enfant d’Hélios.

Je n’associe point cette Eve yankee au doucereux, sédatif et lactescent fruit oblongue mais à l’éclat piquant du soleil aqueux qui fait briller nos assiettes de laitue.

Le citron, non la banane, tel est l’astre horticole ceignant son front hier palpitant, aujourd’hui sous la tombe !

Les traits stellaires de la vive texane devenue ossements éclaire mon âme d’une flamme pareille à celle donnant le sourire aux citrouilles de nos jardins, le dernier soir d’octobre.

C’est l’autre facette de Farrah que je présente en ces termes. L’aspect différent, vrai, cru, vif, celui des lettres, astral et irradiant, nivéen et brûlant, de la fosse où gisent ses restes pour la terrestre éternité.

VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://rutube.ru/video/a9873b1848a89da3dee98729dd55e194/