mardi 25 février 2014

1043 - Soupe de Farrah Fawcett

Mon assiette de nouilles jaunes me rappelle sa chevelure aux reflets de beurre et dans mon verre d’eau mêlée de sirop de menthe je retrouve son regard trouble.

Lorsque je bave du jaune d’oeuf sur mon col, ses yeux légèrement globuleux m’apparaissent, s’imposant en mon esprit comme deux cocos azurés.

Plus concrètement, l’image de Farrah Fawcett se cache aussi dans ma soupe aux navets et légumes jardiniers quand, aux heures aériennes de ma vie de gastronome avisé, le haricot vert bien cuit se mêle avec délices à la frêle tomate des derniers jours d’août.

Les trésors de mon potager sarthois me font songer à sa beauté germinale.

Tandis que la citrouille dorée me fixe avec placidité depuis le sol, je plaque sur sa face acide le sourire horticole de la vénusiaque conception.

Le visage séraphique qu’entouraient les mèches solaires de cette trépassée, je le perçois encore dans la suavité de mon gâteau melliflu.

Mais depuis que le ver rongea sa chair morte et que la terre nécrophage anéantit ses restes, elle renaît dix, cent fois en prenant d’autres apparences terrestre : à travers la fraiche chlorophylle et la vive fibre végétale qui verdissent les cimetières.

Car, comme tous les êtres dévorés par la tombe, sa présence sur Terre se dilue ou se concentre, se ramifie sous les aspects lyriques d’herbes folles et de fleurs sauvages.

Mais aussi, potentiellement, sous formes utiles de feuilles de laitues et de chair de patates dans les mets que je savoure lentement avec des rêveries étranges en tête, les soirs de longues dégustations pensives...

Et c’est là que mon humble potage du soir prend un sens singulièrement fawcettien.

A travers ce bouillon d’éléments recyclés par la bienfaisante nature, très indirectement mais très réellement j’avale de la lumière, m’alimente de symboles, me gave de beauté.

1042 - Société sans honneur

L’honneur a de moins en moins de sens dans cette société où les valeurs s’inversent, les moeurs se corrompent, le vice devient vertu...

Les hommes qui ont de l’honneur et tiennent à le conserver sont persécutés, bafoués, vilipendés par un système putride, c’est à dire non seulement par l’Etat mais aussi par une partie des citoyens eux-mêmes contaminés par la peste de ce régime anti-honnêteté.

La police est aux ordres de l’officielle corruption, la justice tombée dans la fosse de l’iniquité, le pouvoir au service non pas des citoyens équilibrés mais d’idéologies perverses qui dénaturent l’humain. Et les médias complices -par intérêt purement crapuleux ou doctrinal- entretiennent consciencieusement ces miasmes politico-sociaux.

Comment dans ces conditions défendre le sens de l’honneur, la probité morale, la vertu ?

Laissons tomber l’honneur.

A quoi bon faire preuve de hauteur, à quoi bon s’évertuer à nager à contre-courant d’une société vouée à la ruine, à quoi bon s’ingénier à demeurer debout, digne, propre, intègre, quand tout autour de soi se vautre religieusement dans la fange ? 

Au contraire entrons dans la déchéance avec elle sans état d’âme, profitons de la corruption républicaine pour mieux jouir des noirceurs de la décadence qu’elle nous offre en guise de lauriers car, de surcroit, nous serons applaudis, respectés, valorisés pour avoir contribué à répandre un peu plus de merde dans cette France vouant un culte suprême au déshonneur.

Jetons l’honneur dans les tas de purin de nos porcheries.

La pureté est une notion ringarde pour les pauvres arriérés qui croient encore à la grandeur de l’homme. L’honorabilité à l’ancienne, cela ne vaut plus rien dans ce monde où le bien est devenu le mal, où le péché s’est transformé en bénédiction. Ce que nos aïeux, et pas si loin, nos parents, appelaient sacrilèges, blasphèmes, profanations, ce sont aujourd’hui des “droits pour tous”. Autrement dit des biens de consommation élémentaires.

Envoyons l’honneur jusqu’au fond des trous de nos chiottes.

Si vous promouvez l’honnêteté, le bon sens commun, le respect de vous-même et d’autrui, le salut moral, la bienséance, bref si vous suivez les mouvements de votre coeur imprégné de principes sains et sensés, la voie droite de votre conscience éclairée par la charité universelle, les élans de votre âme animée par le souci du bien commun, alors vous serez harcelés, ostracisés, persécutés, voués à l’opprobre générale et finalement condamnés.

L’honneur ne servant plus à rien, laissons-le pourrir dans nos esprits et déposons ce fumier nouveau au pied de la république afin de mieux faire fleurir le VICE OFFICIEL qui désormais sert de référence morale à notre société.

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http://www.dailymotion.com/video/x1ddiqc_societe-sans-honneur-raphael-zacharie-de-izarra_news

lundi 24 février 2014

1041 - Louna

De la Lune elle a hérité le premier son. Et cet écho est un chant dédié au mystère. Une syllabe qui en dit long sur son AILE essentielle...

Louna c’est une musique entre Lune et loup. Quand elle miaule, Louna, un souffle doux plane dans l’air qui chasse les nuages de la vie. 

Louna la Lune, Louna la belle, Louna la noctambule, c’est l’éther sur Terre.

Elle est comme la caresse de Sélénée : un rayon qui nous pénètre, un rêve qui nous effleure, une onde qui nous touche.

Louna est un astre timide qui dort sur un oreiller en guise d’Empyrée et fait des songes tout de plumes et d’étoiles. Elle s’efface le jour, sort dans le silence nocturne, somnole aux heures incertaines, et cependant nous nous interrogeons encore sur le reste de son temps passé à ne rien faire. C’est une chandelle énigmatique qui allume en nous des pensées sans formes, des flammes sans fond, des clartés nouvelles.

Avec son pelage profond, elle se confond dans la ténèbre, s'y cache et en joue. Mais son oeil qui luit trahit en elle la divine étincelle. Jamais ce diamant ne pâlit. La féline intelligence élève son regard et la royale attitude révèle son origine. 

Louna la discrète est un éclair de subtilité sous notre toit. C’est une veille au coeur de la nuit. Un ange à moustaches qui embellit la demeure et garde la paix du foyer.


vendredi 21 février 2014

BHL, BOUC-ÉMISSAIRE DES PETITS DUPONTS

On reproche à BHL son omni-présence sur les lieux d’incendies politiques, hier en Syrie, aujourd’hui en Ukraine.

De toutes parts on s’interroge, le critique, le vilipende sur sa légitimité.

Bien des observateurs s’étonnent de la facilité avec laquelle cet espèce de “révolutionnaire de salon” au col amidonné est pris au sérieux par nos présidents attentifs à ses conseils... Tous se demandent comment BHL, pur intellectuel sans pouvoir politique légal, peut être capable de contribuer à faire lever une armée comme ce fut le cas pour la Syrie.

Cet “intellectuel-saltimbanque”, aux yeux de ses détracteurs, ne devrait pas se mêler ainsi d’aussi graves affaires politiques et martiales.

On peut lui reprocher bien des choses à BHL, moi le premier, cependant je ne comprends pas ces systématiques et unanimes attaques à son encontre sous prétexte qu’il se mêle de ce qui, selon les si avisés redresseurs de torts, ne devrait pas le regarder...

Que lui reproche-t-on ? De s’appeler monsieur Levy ? D’être un intellectuel décrié, un mauvais cinéaste ? D’être fortuné ? Trop médiatique ? Opportuniste ? De gauche ?

Il faut être honnête, si il y a une chose qu’on ne peut pas reprocher BHL c’est bien justement de sortir de son rôle d’intellectuel passif.

Et précisément, c’est de son culot pour ne pas dire de son courage, de son autorité auto décrétée, de ses compétences quasi auto proclamées, de son engagement spontané qu’il tient toute sa légitimité, que cela plaise ou non.

Son droit de parole international et même de conseiller auprès des chefs d’état, il l’a gagné. Ses galons il les a tout simplement obtenus en avançant un premier puis un second pas. Elle est là sa légitimité.

Aux actifs on destine les critiques certes, mais avant tout les honneurs !

Peu importe qu’il tire ou non avantages personnels de ces controversées prises de positions politiques pour vendre des livres ou occuper la scène médiatique. Va-t-on reprocher à un artiste, à un politicien, à un chef d’entreprise, bref à un gagnant, à un champion de chercher et d’obtenir le succès ? La moindre des choses à laquelle on doit s’attendre en voyant un homme à la barre d’un navire, c’est qu’il le mène à bon port. Peu importe le contexte, un battant aux commandes de sa barque est toujours dans son rôle et a donc toujours raison.

Il est parfaitement cohérent que celui qui s’engage dans une action cherche à décrocher les palmes. BHL ne fait pas exception à la règle. A-t-on déjà vu un entrepreneur chercher l’échec ? Un coureur espérer arriver dernier ? Un politicien refuser des voix ? De là, je ne vois rien de contradictoire ni d’infamant à ce qu’éventuellement BHL cherche à accumuler les succès, tant d’un côté que de l’autre. Le combat idéologique n’est en rien incompatible avec la gloire littéraire, voire avec la quête d’argent.

Quand d’autres le critiquent si vaillamment tout en demeurant courageusement inactifs, bien confortablement assis sur leur immobile séant, lui, seul contre tous, se jette dans l’arène, va au-devant de l’orage chemise ouverte, front olympien, regard marmoréen.

Qu’il se trompe, soit maladroit, injuste ou imbécile, c’est une tout autre question.

BHL est un intellectuel qui s’engage sur le terrain, même si ses points de chutes stratégiques sont des hôtels de luxe, quelle importance ? Au nom de la crédibilité tenant plus du cliché grossier que de la subtile réalité on ne va pas exiger d’un activiste qu’il se vêt d’un treillis et se couvre de boue pour faire plus télgénique...

Les adversaires de BHL me semblent bien mesquins. S’ils estiment que ce philosophe n’est qu’un guignol -et chacun a parfaitement le droit de penser cela de BHL- qu’ils prennent donc sa place face aux caméras, dans le concret et non dans leur fauteuil, qu’ils sortent de leur rassurant quotidien et viennent exposer leurs griefs avec autant d’audace, d’héroïsme et de prises de risques !

Moi je veux bien que l’on s’oppose à BHL, je ne suis évidement pas contre la guerre des idées, l’opposition doctrinale, le désaccord intellectuel, mais s’opposer pour s’opposer, c’est stérile.

Je ne vois rien de probant dans les critiques que j’ai lues jusqu’à maintenant quant à la présence de BHL en Ukraine, sinon de la pure et gratuite médisance de la part d’inactifs poltrons au coeur plein de fiel et à la tête vide.

Je regrette de décevoir certaines personnes ne m’attendant pas sur ce terrain, mais mon indépendance d’esprit -ou peut-être incompétence politique- m’oblige à refuser de prendre parti contre BHL dans cette affaire, par rejet de ce qui serait de ma part pur comportement stéréotypé, mimétisme populaire et complaisance à l'égard d'une certaine pensée en vogue.

Raphaël Zacharie de IZARRA

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lundi 17 février 2014

1040 - Lettre à mon voisin du dessous

Mon voisin du dessous,

Depuis que Coralie est partie, à qui d’autre veux-tu que j’écrive ?

Certes elle est toujours au Mans -elle s’est exilée dans le quartier du Miroir- (je n’ai pas son adresse exacte), mais je ne la vois plus et elle n’a jamais répondu à mes lettres d’amour. Il ne me restait guère de choix.

Après son départ j’ai un peu perdu le goût de l’espionnage mais pas celui du rêve. Coralie était à deux pas de mon coeur mais toi Pierre tu es juste sous mes pieds. Jour et nuit.

Notre muette, ténue aire de contact se situe exactement au niveau de la jonction de ton ciel et de mon sol. C’est une relation mince, minimaliste mais essentielle, structurelle, constituée par la rencontre de mon plancher et de ton plafond. Nos édifices s’imbriquent et se soutiennent mutuellement.

Mais ce n’est pas seulement une affaire de surfaces et de murs, de pierres et de toit.

Il s’agit d’autre chose et tu le sais.

J’ai une amante.

Tu la connais et ma compagne Isabelle n’ignore pas non plus qui est sa rivale. C’est pour cette égérie que j’ai provoqué Coralie et c’est encore en son nom que tu lis ceci. C’est d’elle dont je veux te parler. De l’élue de mon âme. Et cela te concerne intimement.

Ce n’est pas une femme, c’est une flamme. Pas un visage mais une vague. Ce n’est pas une silhouette, un corps ou une chair mais un follet. Ce n’est pas une allumeuse non, mon amante, en un mot, c’est la Lune.

La Poésie je veux dire.

Je ne comprends pas tous tes textes. Je les lis, je les survole, je les regarde de loin, ils me font peur.

J’espère seulement que tu ne la trompes pas Pierre. Par ignorance, maladresse, manque de lucidité, par coupable myopie. Même ta jeunesse, sage ou folle, serait la dernière raison de lui être déloyale. Mais non, je sais que tu es digne de la Plume...

La nuit lorsque je veille, emporté par mes pensées radieuses, bercé par mes fantasmes idéaux, je l’imagine, elle, à tes côtés... Et je suis en paix, heureux de te savoir, peut-être, en concert avec la joueuse de luth. Et tu es sous mes pieds, à trois heures du matin, comme un foyer au coeur des ténèbres.

Et quand elle est là, quand elle descend sur toi Pierre, quand elle vient te hanter dans le silence nocturne, je l’espère, je le sens, je le sais, alors c’est pour moi un peu le salut du monde.

C’est pour ces seuls moments d’intimité avec elle, la Poésie, que vaut toute l’existence. La mienne, certainement. Et la tienne aussi, à toi de savoir.

Entouré de béotiens, sots manceaux du premier jour, animaux stupides en quête de ginguette juste en face de l’Escalier, monstres de citrons placides, insipides concierges du temps indolent qui passe, je prends la mesure du jour à grands coups d’enclumes.

Mais aux heures bénies de mes longues veilles, tandis que l’astre blond me tient en haleine, je m’interroge avec délices sur tes ivresses secrètes avec la muse, là juste sous mes pieds.

Quand je te croise, bien sûr, je perçois la malice dans ton regard, l’éclair de ces nuits attendues. Et dans mon oeil ce que tu vois Pierre, ce que tu me prends, ce que je t’envoie, ce que j’offre au monde, ce que Dieu m’a donné -et c’est pour cela que je passe pour un dément, même à tes yeux-, ce n’est rien d’autre que le feu de la lyre.

mercredi 12 février 2014

1039 - Une mendiante

Dimanche dernier à un endroit stratégique du marché des Jacobins au Mans j’aperçus une tendeuse de sébile, une marchande de bonbons à la sauvette plus exactement (mendicité dissimulée), qu’il me semblait vaguement reconnaître, que j’avais déjà dû croiser une ou deux fois.

Je rentrais chez moi avec mon sac rempli de bonnes choses et je n’avais pas du tout envie de faire l’aumône à cette importune ni de me sentir culpabilisé par ses regards cherchant mon apitoiement.

Donc je passai devant elle en faisant mine de l’ignorer. Pour mon malheur voilà qu’elle m’aborda avec grande familiarité. Et, me prenant par le bras, commença à m’expliquer qu’elle avait besoin, évidemment, d’argent pour manger, qu’elle travaillait dans un cirque mais que les temps étaient durs et je ne sais plus quoi d’autre exactement, etc., etc. 

Elle semblait ivre, me parlait tout près du visage, était visiblement mal éduquée, ne savait pas s’exprimer dans un français correct et en dépit de ses mots faussement polis, comme récités, en réalité il suintait de sa voix, de sa gestuelle, de sa figure, un total irrespect d’autrui.

D’un regard hautain et d’un air agacé -mais cependant courtois- et de quelques mots implacables j’essayai hâtivement de lui faire comprendre que je n’étais pas dupe de son discours maladroit de bonimenteuse intellectuellement faible, culturellement primaire, que ses sucreries douteuses ne m’intéressaient nullement et qu’il existait des services sociaux pour les indigentes de son espèce.

Et là, je me mis à l’examiner. Un bref instant. Et je vis à qui j’avais affaire.

Un sous-humain. 

Une pauvre ombre sans nul attrait, une silhouette insignifiante, une chose désagréable par tous ses aspects : vestimentaires, physionomiques, psychologiques, esthétiques, moraux.

Tout dans sa personne transpirait le vice, le déshonneur, la bassesse. 

La totalité de son être était repoussant. A travers sa manière d’être, de se montrer, de mendier, elle éloignait naturellement d’elle tout être humain honnête. Elle puait la corruption.

Par sa façon de chercher à convaincre les passants, elle les faisait fuir. Et ne paraissait aucunement en avoir conscience. Par sottise, par ignorance, par crasse intérieure réelle ou supposée... Comment savoir ?

Ce que je percevais en la voyant était-il juste ou pas ? Avais-je tort de la considérer avec autant de mépris ? Devais-je me fier à ses haïssables apparences ? Peut-être me trompais-je... Je n’en sais rien. Mais c’est ainsi que je ressentais cette femme.

A mes yeux cette gueuse était vile, spirituellement sale, humainement détestable, socialement crapuleuse, moralement misérable, du moins par ses dehors, par ce qu’il émanait de ses traits, de son corps, de sa toilette de bohémienne, de son allure générale.

Cette affreuse gitane ne voulait que de l’argent, rien d’autre. De l’argent pour satisfaire je ne sais quel immonde désir de canaille. De l’argent pour j’ignore quel minable dessein à portée de son bec de pie voleuse, menteuse et médisante !

Bref, après l’avoir brièvement scrutée de mon oeil chirurgical, je m’en allai, heureux de la voir abandonner la partie plus tôt que je ne l’aurais cru, ce qui me conforta dans l’idée que cette désastreuse marchande de mauvaises friandises était bien une vipère en quête de proie facile et non une véritable pauvresse à secourir.

En repensant à cette pitoyable rencontre je me demande encore si, finalement, cette main tendue méritait ma charité ou bien mes crachats. 

Comment savoir ? La quêteuse était si laide, si abjecte, si bête... On devinait dans cette âme tant de pensées honteuses et maudites, instinctivement on lui prêtait tant d’actes infâmes... Me suis trompé ? Ai-je mal agi ? Eus-je effectivement affaire au diable ? A un oiseau blessé ? A une charogne, à une malfaisante manouche, à une maléfique petite vieille ou à une piteuse et innocente victime de l’égoïsme et de l’indifférence ? Avais-je raison ? Avais-je tort ?

Dieu seul le sait. 

Mais pour moi, sur le moment, elle était si déplaisante, tellement répugnante, si ignoble... 

Et en me remémorant ce visage implorant, cette main posée sur mon bras, ces prières pleines de maladresse, j’ai toujours la même envie d’envoyer sur le front de cette mendiante le plus arrogant de mes crachats.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/efee65e86eda2c7cffe8357876917e4d/

lundi 10 février 2014

LE CRIME IZARRIEN

Vendredi 14 février 2014 moi Raphaël Zacharie de IZARRA je vais être jugé au tribunal correctionnel du Mans pour “injures publiques envers la communauté homosexuelle” et “provocation à la haine envers la communauté homosexuelle”.

En termes plus objectifs, pour avoir tout simplement critiqué le mariage homosexuel.

Hier j’aurais été défini comme honnête garçon, normal, ordinaire, équilibré, sain et sensé. Aujourd’hui avec les pressions des LGBT et autres lobbys de détraqués sexuels me voici présenté comme vulgaire délinquant, véritable ennemi de l’ordre public, affreux homophobe, méchant rétrograde, intolérant arriéré.

J’ai donc décidé, à la veille de mon procès face à des guignols pro-sodomites, de ne plus exercer mon esprit civique puisque l’honnêteté, le sens moral, sont devenus des délits punis par la loi. 

La vertu est subversive et le vice, la corruption, la bassesse sont les normes entrées dans les moeurs. 

C’est l’esprit de Vichy qui règne actuellement : les âmes intègres sont considérées comme des ennemies du pouvoir car désormais la corruption, c’est le droit. 

Je préfère me retirer du combat, m’éloigner de cette crasse et assister avec une vengeresse jubilation à la déliquescence de cette société pestiférée par les lobbys sodomites, féministes et avorteurs.

Moralement j’aurais fait mon devoir de citoyen honnête. Je n’ai rien à me reprocher. 

Que la société se vautre allègrement dans la fange ! Je m’en lave les mains.

Et que ceux qui demain seront tentés de me reprocher d’avoir lâchement abdiqué, d’avoir abandonné la France à son sinistre sort, que ceux-là (car ce seront ces adeptes du mariage homosexuel aujourd’hui aveuglés par les hérésies de ce siècle mais qui demain leur feront honte) s’en prennent à eux-mêmes, à leur acharnement à demeurer dans l’erreur. 

Ceux qui actuellement, ne sachant ce qu’ils font, mettent au pilori les gens probes et lucides comme moi, au grand jour du réveil national reprocheront à ces courageux contradicteurs leur “faiblesse” face aux puissances maléfiques... L’histoire n’est qu’un éternel recommencement.

Raphaël Zacharie de IZARRA

Et maintenant que j'ai héroïquement fourni ma part de travail je ne contribue plus en la vraie amélioration de la société.

Elle doit de toute façon s'effondrer, avec ou sans moi. C'est ce que j'ai fini par comprendre.

Cette déchéance est un mouvement de fond, c'est la Civilisation occidentale qui dégénère, nul n'y peut rien.

Les sociétés les plus brillantes ont une fin elles aussi. C'est le cycle naturel des choses de ce monde.

J'attends l'effondrement total de cette société décadente qui sera le début d'un renouveau.

Ainsi vont les choses en ce monde, il faut l'accepter. Sauf que moi je me place en dehors de ce processus de décadence généralisée.

Ce sont les pervers qui mènent le monde, non les vertueux.

Raphaël Zacharie de IZARRA

HOMOSEXUELS, ZOOPHILES, PÉDOPHILES : MÊME COMBAT !

Les zoophiles, comme récemment les homosexuels, réclament de plus en plus une reconnaissance officielle de leur spécificité sexuelle. Ils réclament le droit au mariage avec leur chien, leur cheval, leur vache au nom de la tolérance universelle et de l'égalité.

Les zoophiles sont des gens normaux, des êtres sensibles capables d’amour envers leur animal d’alcôve, donc respectables. 

Remercions les lobbys homosexuels d’avoir héroïquement ouvert nos esprits hier rétrogrades à la tolérance et à la compassion à l’égard des “diversités sexuelles” !

Que le monde est beau avec tous ces gens si différents en termes de préférences sexuelles, si originaux... Qu’elle est belle cette société avec les fantaisies et singularités de ses courageux citoyens progressistes ouvrant la voie de la tolérance ! 

Le mal n’existe pas, c’est une notion rétrograde d’arriérés obscurantistes. Ce qu’on appelait autrefois le mal, la perversion pour mieux culpabiliser les adeptes de “sexualités originales” et donner bonne conscience aux esprits rétrogrades et étriqués qui ne connaissaient que l’hétérosexualité, ce sont en réalité des richesses.

Le mariage homosexuel est une chance, une richesse pour notre société. La zoophilie en voie de reconnaissance est une richesse, une chance pour notre société aux idées de plus en plus larges...

Bref, vivent la tolérance, la liberté et le progrès sociétal !

Après ces récentes avancées spectaculaires de la société et des mentalités, j’attends avec impatience la dépénalisation de la pédophilie et la réhabilitation de ses disciples obligés, les pauvres, de vivre leur passion en demeurant encore cachés !

Je ne remercierai jamais assez les lobbys homosexuels de m’avoir ouvert les yeux.

Raphaël Zacharie de IZARRA

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=GxcpFSAkeWM&feature=youtu.be

samedi 8 février 2014

1038 - J'ai foi en l'intolérance

La sainte, libératrice, saine intolérance ensoleillera le monde de ses éclats purificateurs. Je crois au triomphe de cette vertu certes actuellement impopulaire mais essentielle.

Cet astre tardif se lèvera enfin sur l’Humanité pour l’illuminer définitivement, j’en suis persuadé.

Au nom de la tolérance les hommes se sont trop souvent égarés dans les crimes de l’avortement, l’ignominie du mariage homosexuel, les ténèbres de la destruction de la famille, la dégradation des moeurs nourries de pornographie, les délires contre-nature du féminisme...

Le terme INTOLÉRANCE, comme beaucoup d’autres vocables, est devenu outrageant pour les consciences dénaturées. Considéré comme le pire sacrilège laïque, il a hérité d’une forte connotation négative alors qu’en réalité l’intolérance est le meilleur garde-fou contre les folies humaines. Il n’existe plus de contre-pouvoir aux hérésies de la société qui s’emballe vers les plus perverses licences, s’embrase pour des passions avilissantes, se noie dans des océans de merde.

Ce monde en chute libre à besoin de freins, de barrières, de résistance, c’est à dire d’intolérance.

Ne plus accepter les excès mortifères des adeptes de l’immoralité érigée en droit suprême, déclarer hors-la-loi les abus de libertés qui profitent aux esprits corrompus, couper les ailes aux oiseaux des bas-fonds, voilà la vraie libération.

Il est urgent de réhabilter l’intolérance : chasser du temple les marchands de mort, faire taire les diffuseurs de mensonges, mettre aux fers la langue de bois de ces despotiques limaces bavant des balivernes idéologiques sur lesquelles glissent les intemporelles vérités sans les jamais toucher.

Au nom de la tolérance les assassins ne tolèrent pas les bébés à naître, au nom de la tolérance les vicieux ne tolèrent pas l’honnêteté, au nom de la tolérance les détraqués sexuels ne tolèrent pas la pureté, au nom de la tolérance les lobbys homosexuels ne tolèrent pas la norme hétérosexuelle, au nom de la tolérance les dégénérés ne tolèrent pas la structure familiale, au nom de la tolérance les suffragettes hystériques ne tolèrent pas que l’homme ait des couilles.

Dans ces conditions, seule l’intolérance délivrera de force tous ces égoïstes, ces décadents, ces permissifs de leurs chaînes libertaires.

VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://rutube.ru/video/457dbd6705fc16bfc94ecb253f689986/

https://rutube.ru/video/edadd8a4a52705ab7c2b0ec63a63ec19/

mardi 4 février 2014

1037 - Je suis anti féministe

Je hais le féminisme et tous les mouvements de défense de la femme qui y ressemblent.

Comme si les droits de la femme étaient en danger... 

En réalité dans le contexte marital les droits naturels de la femme consistent en sa glorieuse soumission à l’homme, en sa décente docilité au service de la cause masculine. Eve doit faire honneur à Adam au lieu de le combattre comme un ennemi. Génétiquement conçue pour le bien-être de son seigneur et maître, la femme intègre est heureuse de se ranger sous la virile autorité, elle s’épanouit idéalement sous le soleil du mâle comme une fleur sous les rayons de Râ. 

Malheureusement notre société l’a corrompue.

Le féminisme a rendu les hommes impuissants, sots et faibles.

Seuls les hommes dénaturés, les lâches, les poltrons, les châtrés, les mauviettes adhèrent à cette hérésie qu’est le féminisme. Sous couvert de progrès, de tolérance, d’égalité, ces pleurnichards se sont mis à ramper sous le regard approbateur des suffragettes. Les porteurs de couilles ont abdiqué face aux porteuses de jupettes. 

Mars a perdu sa dignité. Vénus a gagné un faux combat. Les rôles se sont inversés, l’ordre cosmique a été bafoué.

Le culte de l’égalité poussé à son paroxysme a rendu l’homme et la femme insipides, incolores, édulcorés, lisses. Tous deux ont été nivelés, appauvris, indifférenciés. 

Bref, le lion est devenu un caniche qui fait le beau devant la volaille revendicatrice. 

Pauvre eunuque épilé qui traite sa femme comme une vulgaire égale alors que ses ancêtres la traitaient comme une reine ! Misérable jappeur qui croit respecter son “égale” en la plaçant à hauteur de ses ambitions de chiot castré ! Lamentable dégénéré persuadé de rendre hommage à son épouse en lui tendant la lame avec laquelle elle va tondre sa crinière !

Le féminisme est une pensée décadente qui offense les lois génésiques fondamentales ainsi que les moeurs amoureuses les plus ancestrales car en vérité sous les codes terrestres et la volonté divine la femme est comblée d’être femme et l’homme est reconnaissant au Ciel d’être homme.

VOIR LES QUATRE VDEOS :

https://rutube.ru/video/b735abbabf804e43fb18fd41ea6d5086/

https://www.youtube.com/watch?v=ImCq_H9Pksk&feature=youtu.be

https://rutube.ru/video/92133e8391538c4b394ab5bd3a3d4544/


http://www.dailymotion.com/video/x1fk65g_ma-contribution-a-la-journee-de-la-femme-raphael-zacharie-de-izarra_news

http://www.dailymotion.com/video/x3e3t8b

lundi 3 février 2014

1036 - IZARRA en profondeur

Je réponds à quelques questions posées par une journaliste faisant visiblement une fixation sur mes orientations fawcetiennes...

1 - Raphaël Zacharie de IZARRA, on peut tous constater que votre plume tourne assez souvent autour de feue Farrah Fawcett, une espèce de demi-mondaine hollywoodienne insignifiante quant au talent mais dont l’éclat révolu semble vous fasciner au-delà du raisonnable. Avez-vous pensé a écrire un texte uniquement en vous inspirant de la beauté de Farrah Fawcett sans y mentionner son nom, (une lettre poétique adressée aux étoiles, par exemple) ?

La beauté de Farrah Fawcett est issue de la même source universelle qui humecte le Cosmos, arrose les esprits, inonde les âmes. Quand je parle de limaces baveuses, de vieilles oranges juteuses ou de clochards qui postillonnent, je parle de la même chose. Les crachats du mollusque glissant sur l’excrément ou sur la feuille de salade, le fruit pourri qui pisse sa lumière fermentée ou le mendiant qui éclabousse ses interlocuteurs sont des formes, communes ou extrêmes, de la Beauté. Jusqu’à l’humour qui lui aussi est un aspect de l’éclat divin. Parler du magnétisme de Farrah Fawcett, de l’intérieur gluant des vers de terre ou des océans bleus des mers du Sud, c’est évoquer le miracle suprême que constitue la vie, sous tels ou tels angles, lesquels sont tous glorieux.

2 - Lorsque vous avez été ébloui par la beauté fawcetienne, n’avez-vous jamais pris cet éclair intime comme le point de départ d'un cheminement aboutissant à quelque sommet suprême ? Idée ou personne ?

Assurément. Mais ceci à  l’insu de ma raison, de manière obscure, subtile et onirique. Je fus la graine enfouie percevant la lumière solaire. Tout était en moi, en germe. Et tout allait fleurir sous la caresse nourricière de l’astre. Je naissais et j’avais l’infini à découvrir. La beauté est le point de départ d’un cheminement sans borne.

3 - Etant donné que vous avez exprimé ce culte izarrien pour l’astre texan juste après son extinction, on pourrait croire qu’en esthète véritable vous respectez la Beauté au point de la tenir a distance, voire de la rétablir sur son trône originel : dans le Ciel. Vous parlez dans vos écrits d'un "hymen dans le formol" qui correspondrait a votre idée de l'Amour. Pourriez-vous nous éclairer  sur cette affaire, maitre ?

Morte, la plante devient un marbre. Cela dit cette femme avait des aspects forts béotiens, il faut le reconnaître, une fois sa gloire passée. Cette fleur qui fut magnifique durant sa jeunesse, hérita en vieillissant des détestables stigmates de la plèbe. Vénus est descendue sur Terre, malheureusement ce fut en Amérique du Nord, d’où sa corruption accélérée. Qu’importe ! De ce chardon précoce je ne retiens que la rose. Mon appréhension du beau, à ce niveau d’élévation, devient quasi mystique Les étoiles sont intouchables, en effet. Hors de portée du jugement humain. Farrah Fawcett porta en elle un olympien éclat. Même s’il fut éphémère, il a marqué l’éternité de son indélébile empreinte. Je ne peux approcher de cette statue de chair qu’avec un front clair, un regard pur, des mains dévotieuses. Quant à cette histoire de formol, c’est une autre manière de voir la chose, sur le mode humoristique...

4 - Comment voulez-vous que vos lecteurs perçoivent cette étrange attirance vôtre pour Farrah Fawcett ? Comme un mystère ou comme le témoignage inattendu de votre caractère de poète ?

Il n’y a rien d‘étrange dans ce phénomène esthétique extrême, au contraire. Rien de plus naturel que ce choc cosmique né de la rencontre entre le Soleil et la Lune. Ici les grands principes de la Création s’ordonnent. Ce qui aurait été étrange, c’est que les grandes causes se repoussent au lieu de danser ensemble... Quand la lyre croise le papillon, que voulez-vous qu’il naisse d’autre qu’un chant dédié à l’absolu ?

Que comprenez-vous, cher Maitre de la plume par phénomène esthétique extrême” ? Une réalité totale ? Supérieure ? Outrancière ? Dangereuse ?

Je veux parler de l’alchimie des grandes choses : la beauté fawcetienne rencontrant l’esprit izarrien.

5 - Cette série d'interviews représente-t-elle pour vous un privilège de sonder l’arcane fawcettienne, ou permet-elle plutôt de faire naitre d'autres questions ?

C’est vous qui me posez ces questions, j’accepte d’y répondre car j’ai une cause à vendre. Et cette cause, c’est l’éclat du Ciel.

6 - Avez-vous des échos de la part de votre lectorat ? Comment perçoivent ceux qui vous admirent ou vous détestent cette obsession pour la belle blonde ?

Oui je reçois des manifestations d’incompréhension. Mes laudateurs estiment inadéquats ces feux izarriens à l’endroit de celle qu’ils prennent pour une moindre chose esthétique, mes détracteurs raillent avec férocité ce qu’ils décrètent comme une forme aiguë de déchéance izarrienne. A ces incrédules je réponds que la Lune est aussi durable que son étoile qui l’éclaire. Les mouvements célestes s’opèrent hors de portée humaine. Dans le silence des hauteurs zénithales, les ballets sidéraux ne s’offrent qu’aux regards perçants.

7 - Comment voulez-vous tirer votre lectorat vers les hauteurs a travers ce mythe fawcettien ?

A travers ce trésor divin qu’est la Beauté, je souhaite tout simplement témoigner que l’essentiel est au-dessus de nos têtes et ainsi donner l’exemple de l’ascension intérieure. Je veux contribuer à l’éveil des consciences, à l’élévation des âmes. Donner aux matérialistes l’envie de l’azur spirituel, communiquer aux bipèdes rampants le goût des sommets, autrement dit donner des ailes à tous les zèbres de la Terre.

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http://www.dailymotion.com/video/x205ryk_izarra-en-profondeur-raphael-zacharie-de-izarra_webcam