mardi 29 octobre 2013

1017 - Les mots qu'il faut

Mes frères, en vérité je vous le dis, les grandes et petites choses que vous expérimentez subjectivement au quotidien ne sont que les aspects moindres de votre réalité temporelle, locale, voire triviale.

La grande affaire est ailleurs.

La culture devient une prison mentale lorsque l’individu est incapable d’élargir sa vue hors de ses cadres. Toute vérité doit être dite.

Petite précision. Lorsque j’emploie le terme “abrutis” pour définir certaines personnes, ceci n’est nullement une injure. Le mot abruti signifie dans ma bouche “manque d’éveil”, “léthargie intellectuelle” ou bien “sclérose de la pensée”. Mais je constate que ce vocable est souvent mal perçu par certains qui l’interprètent comme une offense, aussi vais-je utiliser d’autres qualificatifs afin de ne heurter personne, ceci afin de ne pas entraver un début de réflexion que je pourrais éventuellement susciter chez ceux dont je souhaite élever le niveau de conscience.

J’ai également et de trop nombreuses fois, je ne le cache pas, non par réelle volonté mais par simple maladresse, été désinvolte et méprisant envers mes semblables intellectuellement, socialement, culturellement, ataviquement moins favorisés que moi, et cela fut de ma part une erreur.

Je reconnais mes torts et présente mes franches excuses à tous ceux que j’ai pu malmener ainsi à travers le choix peu judicieux de mes mots. Même si pour moi ces termes employés n’étaient en aucun cas insultants, je peux comprendre qu’ils pussent être ressentis comme tels. Je ne m'en servirai donc plus. Ce n’est pas la bonne méthode à adopter dans cette démarche que je souhaite avant tout pédagogique. Avec la façon chevaleresque qui me caractérise, je me dois de respecter mes détracteurs et surtout leur faire sentir cette volonté de civilités. Chose que par le passé je n’ai malheureusement pas toujours su mettre en avant à cause d’une sélection de mots objectivement adéquats mais humainement mal compris.

Lorsque des gens se persuadent, bien à tort, que j’utilise l’insulte dans les sujets sensibles que je traite, ils se trompent radicalement car j’ai toujours eu le souci non seulement de la déférence à l’égard de mes adversaires mais encore celui de la rigueur du raisonnement.

La pure, sèche et stricte argumentation est ce qui fait la force d’un propos (ainsi que la qualité de son auteur), et le sot et stérile outrage est ce qui en fait la faiblesse (et l’indigence de celui qui y succombe). J’ai bien trop conscience de cela pour adopter un procédé aussi vain et négatif que l’invective. Il y a donc eu une méprise à ce sujet et pour éviter que ce malentendu persiste, je change désormais la forme de mon discours.

Précision terminée.

Toute vérité doit être dite, disais-je. Et les nécessités de la courtoisie ne doivent pourtant pas affaiblir les termes de cette vérité, aussi crue soit-elle. Ne prenez pas pour blasphème ce qui blesse vos convictions. Ne voyez pas comme des hérésies ce qui profane certaines valeurs de notre siècle. Ne considérez pas comme des sacrilèges ce qui atteint  votre confort, vos habitudes, vos pensées toutes faites.

Mes frères, au nom de votre humanité, de votre évolution, de votre bien, cessez de tenir trop chèrement à vos trésors friables, de prendre avec tant de sérieux ce qui est superflu dans votre existence, de chercher de l’or quand vous avez de l’argent, de préférer consommer bêtement des biens inutiles plutôt que réfléchir intelligemment sur les moyens de vous en passer, de lustrer à un point si ultime les carrosseries de vos véhicules, de remplir vos garde-manger en omettant de garnir votre esprit d’impalpables beautés, de chérir la matière et de négliger la poésie, de marcher dans l’ombre des désirs matérialistes inassouvis alors qu’il vous suffit de lever simplement les yeux pour apercevoir les gratuites étoiles...

dimanche 27 octobre 2013

TUEURS DE CHEZ GAD

Les employés des abattoirs GAD se battant pour le maintien de leur poste sont si peu éveillés, tellement conditionnés, aveuglés par leur regrettable atavisme que je renonce à tenter de les éduquer. Ils sont sclérosés dans leur pensée primaire et déshumanisée de travailleurs sans éthique. Comment dans ces conditions tenter de leur faire comprendre l’ignominie de leur existence de tueurs et dépeceurs d’animaux?

Gagner sa vie à assassiner des mammifères est une indignité extrême dont il sont incapables de prendre conscience dans l’état passionnel et culturel où ils se trouvent actuellement.

Mais leur présenter ainsi la chose (en leur disant ces mots vrais qui sont à des années-lumière de leurs préoccupations purement matérialistes) leur paraîtrait tellement risible, au niveau de conscience de brutes où il en sont, que le mieux est de laisser cette classe ignorante, léthargique et insensible évoluer à son rythme au lieu de vouloir stérilement l’aider.

Que cette humanité arriérée patauge dans le sang de ses victimes quadrupèdes jusqu’à ce que viennent enfin l'écoeurement, le doute, la remise en question, la résipiscence. Ce sont les meilleures choses que je souhaite à ces ouvriers actuellement incapables de concevoir la vie autrement qu’à travers leur salaire de tueurs professionnels.

Ces esclaves consentants n’ont pas d’autre religion que leur paye et au nom de ce culte inepte ils sont malheureusement capables du pire, sans le savoir.

La preuve : ils travaillent dans des abattoirs et trouvent cela normal.

Ils me font songer à ces braves prolétaires et bons pères de familles qui gagnent leur vie en fabriquant des armes à destination des pays en guerre.

En ce cas la meilleure des choses que l'on puisse espérer pour le bien de l'Humanité c'est que cette catégorie d'actifs se retrouve au chômage. Mais ces gens, et voilà bien le comble de l'abomination, ne veulent pas que les hommes vivent en paix sur cette planète si c'est au prix du sacrifice de leur emploi !

Il en est de même en ce qui concerne les salariés de chez GAD. La meilleure chose qui puisse arriver sur cette Terre, c'est que leurs habitants deviennent végétariens, que l'on cesse le quotidien holocauste animal.

Vous les salariés de chez GAD, vous accepteriez de tuer les enfants des autres pour nourrir les vôtres ?

Ce qui est valable pour les braves ouvriers qui fabriquent des bombes pour pouvoir payer des cadeaux de Noël à leur progéniture, rembourser le crédit de leur infâme maison PHENIX ou financer leurs vacances annuelles à Palavas-les-Flots, l'est tout autant pour les tueurs d'animaux de chez GAD.

Le raisonnement est le même. Mon propos n'est pas ailleurs dans cet article.

Le statut d'ouvrier licencié ne confère aucune vertu particulière.

Les salariés réduits au chômage n’ont pas le monopole de la vérité sous prétexte que ce sont des salariés réduits au chômage... Cela ne leur donne aucune droit supplémentaire. Ils ne sont ni plus gentils, ni plus méritants, ni plus dans la vérité parce qu’ils ont perdu leur emploi...

Je dirais même qu’au contraire, parce qu’ils sont sans emploi ils sont encore plus dans l’erreur car leur raisonnement est alors hautement conditionné par leur situation sociale : ils pensent selon leurs intérêts personnels, égoïstes, temporels et non selon l’équité, la justice, la vérité.

Ils seraient tous prêts à certifier, jurer, prouver que deux plus deux font cinq (et même à y croire) si cela leur permettait de retrouver leur emploi.

Comment dans ces conditions voulez-vous que passe mon message, si impartial ?

Quand elle devient impopulaire, la vérité n’existe plus avec ces gens. Moi je ne défends pas les intérêts bassement financiers des travailleurs, je défends la simple vérité, à savoir que gagner sa vie en tuant des animaux dans des abattoirs est une ignominie.

Raphaël Zacharie de IZARRA

vendredi 18 octobre 2013

1016 - Lettre à mon voisin Pierre

Mon voisin du dessous m'intrigue. 

C'est un mystère silencieux, une ombre délicieuse, un rêve sous mon plancher, une mince silhouette sous les réverbères du Vieux-Mans, une vague pierre à plume certaine, un vagabond des pavés nocturnes, un chat perché dans son appartement qui monte et descend les escaliers, juste sous ma fenêtre.  

Après l'avoir de multiples façons espionné -fouille scrupuleuse de ses poubelles, stéthoscope paternel (mon père était médecin) collé au mur séparant ma demeure de la sienne pour tenter de percevoir (en vain) quelqu'indiscret écho venant de chez lui, enquêtes sur la toile- il a bien fallu que je me rende à l'évidence : mon voisin est un gros morceau. 

Pas simple à cerner. 

Sur cette pierre devenue montagne, je veux régner, mais en voulant l'escalader de jour en jour, je me suis aperçu que mon voisin était tout simplement... 

Un fantôme. 

Impénétrable, voilé, furtif, je ne le vois quasiment jamais. Je sais qu'il est là, juste en-dessous de mes pieds, j'entends ses indéchiffrables murmures, sa porte s'ouvrir et se fermer le soir et le matin. 

Il m'ignore, je le cherche. On se croise, rien ne filtre. 

Ha ! il est fort mon voisin ! Peut-être pense-t-il que je l'admire... Peut-être suis-je trop curieux... Peut-être que... 

Mon voisin est un lettré. Et moi je suis timbré pour le coller ainsi ! 

La vérité, la vérité c'est que même si certains s'imaginent que je l'admire; moi ce que je veux, ce que je veux, ce que je veux mon voisin, je vais te le dire toi qui hantes mes nuits, mon voisin, et c'est ma prière sur cette pierre que tu es, ce que je veux c'est que toi, toi mon voisin, et je te jure que j'en crève, que toi TU M'ADMIRES !

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/2c27100bd40b2995238b7623939a4647/

https://rutube.ru/video/0692ef19c3495081cabd1dbb93922437/

http://www.dailymotion.com/video/x164l7r_lettre-a-mon-voisin-pierre-raphael-zacharie-de-izarra_news

jeudi 17 octobre 2013

1015 - Une bête

Il s’appelle Marcel mais lui il dit “moi” en se désignant.

Dans sa tête primaire ce simple “moi”, cela signifie en réalité beaucoup de choses informulées : “Marcel, 55 ans, travailleur agricole, dur à la tâche, sur Terre pour labourer, aime pas causer, vit loin des autres”.

Célibataire, solitaire, allergique à toute communication (les rapports humains ne sont à ses yeux que “pure perte de temps”), Marcel trime depuis son enfance pour économiser.

Pas pour dépenser non, juste pour la satisfaction d’amasser des biens sans en jouir autrement que par l’idée de les avoir amassés. Jouissance que ne peuvent pas comprendre les gens de la ville et qui est tout le sens de son existence.

Il est sale et ses manières sont grossières. Il n’a aucune éducation. Le minimum d’instruction : juste ce qu’il faut pour faire tourner son affaire, pas plus. Surtout pas ! Pour lui tout ce qui n’a pas de lien avec son travail ne vaut rien et n’est qu’énergie gaspillée.

Il considère l’hygiène, le confort, la finesse et la courtoisie comme des bagatelles citadines dont il s’est toujours avantageusement passé dans sa vie de “moi”.

Lui, c’est courber le dos dans les champs qu’il aime. Ce sont les senteurs de la terre, l’odeur du fumier, l’odeur de sa fortune intacte qui l’intéressent. Le reste n’existe pas. Le monde entier lui est chose étrangère.

Il travaille comme une brute, sans jamais penser. Persuadé que “penser c’est bon pour les fainéants ”, en presque cinquante ans de labeur acharné il s’est constitué un solide capital. Qu’il n’a jamais touché.

L’épargne pour l’épargne.

La partager ? Jamais ! Tous les autres hommes sont des étrangers, des inconnus, des ennemis, des importuns.

Certes il est en manque de femmes (de “femelles” comme il les appelle) au fond de son fol exil d’épargnant hargneux... Aussi, une fois tous les cinq ou dix ans environ, lorsqu’il en voit passer une, égarée aux alentours de sa ferme reculée, il court vers l'infortunée pour, sans un mot (la parole est superflue selon lui) la tâter et éventuellement tenter de l’outrager.

Heureusement il n’y parvient jamais, ses proies imprudentes prenant vite la fuite à la vue à cet ours grognant.

Marcel regarde les femmes comme il regarde ses vaches.

Mais bref, l’essentiel pour cet ermite insensible, c’est le travail. C’est ce qui occupe ses jours depuis sa tendre jeunesse. Qu’il n’a jamais eu tendre d’ailleurs : la tendresse, c’est l’argent.

La grande consolation de son sort de bête humaine, c’est ses “sous de côté”.

Il ignore s’il est heureux, il s’en moque, ne cherche pas à le savoir, cela ne fait pas partie de ses pensées.

Il ne désire rien d’autre, ne sait rien d’autre, ne fait rien d’autre, de tout temps, que vivre pour “enrichir son capital”.

mardi 15 octobre 2013

1014 - Retraites : les vieux sont faits pour mourir

Dans notre pays de Cocagne les repus ne cessent de se plaindre.

A tous les niveaux les ingrats de la France manifestent leur mécontentement indécent.

Le “problème” des retraites à la source de tant d’inquiétudes et de révoltes est le plus symptomatique de l’état d’immaturité de mes concitoyens gavés de confort et privés de sens spirituel.

Dans cette France devenue matérialiste on a sanctifié, sacralisé la retraite. Pour bien des bénéficiaires, elle incarne l’aboutissement ultime (ou “abrutissement ultime") d’une existence vouée au travail, qui lui a été érigé en véritable religion du consommateur.

Bref, la retraite est l’argument définitif des animaux humains qui ne voient pas plus loin que leur becquetée, occultant la réalité de leur mort avec des imbécillités purement matérielles de “justice sociale”,d’avantages”, de “bénéfices”, de “revalorisations des pensions”, comme si à l’orée de leur décès leur vie se résumait impérieusement à des considérations consuméristes primaires.

Les plus incurables dans la sottise se rassurent face à leur mort prochaine en contractant des assurances-obsèques... En prévoyant en termes bancaires, administratifs, de “qualité de service” leur dernière consommation terrestre (et en se permettant éventuellement d’y ajouter quelque éclat -fantaisie à portée de leur bourse-), ils concluent magistralement leur destin de veaux en se muant en ânes éternels (avec preuves écrites sur leur stèle, en général de fort mauvais goût).

Ces infirmes de l’âme ne sortent décidément pas de leurs conceptions matérialistes du monde !

Il y en a qui a 98 ans pensent encore à leur avenir ! L’approche de la mort a été aseptisée, “déspiritualisée”, rationalisée en termes d’enjeux politiques, sociaux, économiques.

Le vrai problème des retraites, ou plus exactement le vrai sujet de la retraite, c’est la MORT et je crois que ceux qui manifestent pour sa revalorisation, ou pour ceci et cela, infantilisés, déresponsabilisés, handicapés spirituels qu’ils sont, préfèrent faire diversion en considérant leur finitude sous l’angle exclusivement économique.

Ils ne veulent tout simplement pas voir la réalité en face.

VOIR LES VIDEOS :

https://rutube.ru/video/43a59f2729399012268c10de9f2a41f0/

LES PAUVRES EN FRANCE SONT DES FUMISTES !

ACTUALITE : Faute de moyens financiers, un français sur trois renonce à se faire soigner.

MA REPONSE :

Je lis ici et là des termes comme "pauvreté", "paupérisation", et même “misère”...

Quelle farce ! Un pays opulent où ces prétendus "pauvres" ne peuvent pas se payer des soins médicaux mais peuvent fumer un tabac à un prix exorbitant... Une France de "misère" avec les meilleures infrastructures du monde, ils appellent cela la "crise", un pays soi-disant plein d'injustice où il est même prévu des "vacances pour chômeurs", etc...

Ceux qui disent ne pas pouvoir se payer le médecin ou le dentiste sont des fumistes, des geignards, des tricheurs qui préfèrent profiter des avantages d'un système qui leur fournit à satiété le superflu tout en se plaignant que l’essentiel est trop cher pour leurs "modestes" moyens !

Les dépenses liées à la santé font partie des dépenses usuelles au même titre que les dépenses faites pour l'alimentation, ce ne sont pas des extras, pas du luxe.

Quand on a de quoi se payer à manger, on a de quoi se soigner.

L'argent est aussi fait pour être dépensé, pas qu'épargné. Les gens malades n'ont qu'à se payer des soins au lieu d'y renoncer sous prétexte que c'est cher.

Moi quand je vais chez le dentiste je ne lésine pas sur les prix. Je prends le meilleur. Et je paye de ma poche sans attendre de savoir si je serai ou non remboursé.

Renoncer aux soin sous prétexte que c'est cher, ce serait comme renoncer à manger sous prétexte que cela coûte une semaine de salaire par mois... Ou renoncer à mourir pour ne pas payer les obsèques. C'est un raisonnement stupide.

Vivre c'est aussi dépenser son argent pour la santé.

Que l’on soit remboursé ou non.

Le reste n'est que demandes abusives d'éternels assistés ingrats envers le système.

samedi 12 octobre 2013

BILAN DU SALON DU LIVRE DU MANS 2013

J'AI DÉCOUVERT DE L'EXCELLENTE LITTÉRATURE AU MANS

Cette année ma visite au SALON DU LIVRE du Mans aura été fructueuse puisque j'ai acheté :

- 1 paquet de café moulu BIO
- 1 paquet de Spéculos BIO
- 1 Coca BIO

La littérature et ses auteurs étant incapables de me séduire, j'ai préféré dépenser mon argent en denrées alimentaires trouvées sur place.

Le stand le plus intéressant de cet énième salon du livre du Mans étant celui consacré aux productions comestibles bio avec vente non pas de livres mais de “produits qui tiennent au corps”.

Autrement dit, la vraie littérature, c'est celle qui se mange.

Mes achats sont d’ailleurs révélateurs de l'état de la littérature d’aujourd'hui.

Au moins ce que j’ai acheté, c’est nourrissant, bon, consistant et ce n’est pas du bla-bla !

mardi 8 octobre 2013

1013 - Mornitude du dimanche

Sillé-le-Guillaume un dimanche morose au bar du coin.

Le patron, des cadavres dans le regard, sert sans conviction des bières aqueuses et éventées à quatre clients désabusés, déprimés et définitivement sclérosés dans leurs habitudes provinciales sans issue, sans espoir, sans joie.

Il est quinze heures et rien ne se passe. Le vide, l’ennui, le silence hantent les lieux. Ambiance mortelle de pot-au-feu refroidi pour vieillards léthargiques...

Personne ne parle, le patron encore moins que la clientèle. Respectant la torpeur des autres, chacun regarde droit devant soi. Les consommateurs n’ont pas l’air de se connaître entre eux, ou alors peut-être de vue.

La télévision est allumée sur une chaîne sportive mais nul ne la regarde ni ne l’écoute. Les quatre buveurs demeurent prostrés devant leur verre, assommés de néant, paralysés par leur mutisme, figés dans cette heure dominicale si particulière où toute vie s’arrête.

J’observe, fasciné.


Je scrute les quatre visages (celui du patron je le connais déjà).

Et sur leur front je lis des pensées plates, aussi fades qu’un almanach de sous-préfecture...

Dans leurs yeux brille la pluie. Sous leur casquette tonne l’INSIGNIFIANCE.

Sur leur table s’étendent des rêves à leur portée, aussi brefs que triviaux : gains au tiercé, météo du lendemain, prix de la salade...

Ces gens immergés dans cet océan de grisaille ne semblent pas conscients de leurs aspects de cercueils, il font juste partie d’un décor fatal et funeste qui leur colle à la peau et les dépasse. Ils sont dans leur monde. Et ne se posent pas de question.

La télévision continue de débiter inutilement des informations sportives soporifiques au milieu du silence général des hommes ensommeillés et des mouches amollies, ce qui produit l’effet d’une grande intimité dans le bar. Et d’un malaise.

En sortant de ce bar, ma mauvaise bière vite avalée, soulagé de changer d’air, je sais que n’oublierai jamais ces quatre taiseux ternes et morbides aux allures d’épouvantails d’un quotidien à dimension humaine, comiquement, tragiquement humaine.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/4708333feae1cc88cd0b0daad4e3f93c/

vendredi 4 octobre 2013

1012 - La vérité de la littérature

A ces auteurs prétentieux qui pour entretenir leur prestige artificiel veulent faire de leurs activités livresques un impénétrable mystère, à ces vaniteux qui pour expliquer ce que sont les Belles Lettres se croient obligés de sortir de savantes phrases gonflées de vent, à ces faux inspirés qui évoquent le génie des mots en termes aussi creux qu’alambiqués, à ces graves et plumesques membres du sérail littéraire qui aiment enfumer leurs lecteurs avec des considérations aussi sophistiquées que vaines à propos de leurs oeuvres, bref à ceux qui font tout un fromage de l’écriture, je réponds que ce sont des cloches.

Non, l’art de la plume ce n’est pas du délire d’intellectuels affectés. Les baudruches verbales n’ont pas leur place dans l’authentique création lettrée. Les jeunes hallucinés au regard rimbalesque et les vieux cons au ton solennel qui parlent de lettres avec trop de sérieux ne sont pas crédibles.

Celui qui prend des airs importants, emploie des vocables ampoulés, affiche une mine tourmentée et pénétrée pour dégoiser sur les muses, celui-là n’a pas compris que la simplicité est le miel royal de la bonne, de l’unique, de la vraie esthétique de l'écrit.

Les auteurs ennuyeux se reconnaissent à la fatuité avec laquelle ils discourent.

Lors de leurs longs et austères entretiens, ces brasseurs de vide aux regards concentrés prétendent non sans une ostentatoire complaisance que des processus créatifs complexes, des mécanismes secrets et hermétiques les poussent à écrire de grandes choses, d’intimes révélations, d’impérieuses pensées, de fatales vérités, d’inavouables flammes, sous peine de pseudo “naufrage intérieur”, de “liquéfaction sociétale inter-relationnelle” ou encore plus risible, d’”atomisation artistique”...

Du pipeau en réalité.

Le chef d’oeuvre véritable, c’est au moment où ils s’y attendent le moins, de leur foutre une bonne grosse tomate bien fraiche et juteuse sur leur fumante tronche de courge !

Une tomate en pleine poire, voilà la glorieuse littérature.

Le Verbe digne de ce nom se reconnaît immédiatement à sa couleur, sa saveur, sa maturité, sa consistance, son acidité et sa température. Elle ne fait pas de chichi, la “dame des mots” :  c’est tout simplement un solanacée reçu en pleine gueule.

La vraie littérature rafraîchit toujours les idées.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/bb0f939fd09c769c4718fa16d3d72d59/

https://rutube.ru/video/833fe72522cee8abd219f48010539356/

mardi 1 octobre 2013

1011 - Pour une société machiste

Le mâle doit reprendre le pouvoir.

Retrouver sa puissance naturelle, reconquérir son territoire hormonal bafoué par les homosexuels et les suffragettes pervertis à la cause des épilés, des émasculés, des chochottes.

Magistralement, faire face à l’hérésie féministe de notre société falsifiée, aseptisée, déculottée.

L’homme est né souverain, seigneur, maître, la femme est faite pour s’épanouir sous l’autorité phallocrate.

La flamme machiste a été étouffée par ces esprits dénaturés prônant l’édulcoration des sexes. A cause de ces rebelles aux lois génésiques, la domination virile a été tournée en dérision, la féminine inconsistance portée aux nues.

Les femelles sont devenues des poupées politisées, des coquilles vides, des plantes folles, des paillasses froides, des pintades hystériques. La dignité de l’homme a été piétinée par les talons-aiguilles de cette volaille remplumée d’impostures et d’illusions.

Sous prétexte d’égalité républicaine on a voulu effacer les fondamentales différences entre les genres.

Ce mensonge, vertigineux, est d’envergure cosmique : l’ordre originel a été inversé, des principes sacrés ont été violés, le faux “dindonesque” a pris la place du vrai divin, l’artifice temporel a remplacé l’éclat éternel.

Bref, la femme “libérée” se retrouve seule, abandonnée à son sort d’insoumise, pauvre Lune séparée de la moitié de l’Univers, pion asexué égal à son ennemi le mâle sur l’échiquier de sa féminine bêtise...

Pareille à l’homme qu’elle veut singer : réduite à devoir travailler, accepter d’être traitée sans égard pour son sexe, d’être considérée comme l’herbe commune, non comme la belle exception.

L’indifférenciation jusque dans ses plus intimes splendeurs...

La recherche la plus aberrante de son propre mépris.

Et il en est de même en ce qui concerne la plupart des hommes gâtés par cette idéologie niant la gloire des sexes. Tous des nains, des frileux, des pleutres.

Moi je suis demeuré intègre, je suis un macho, un dominant, un cerf, un fruit sain issu d’une pensée saine, un astre majeur qui illumine le front de toute femme se prosternant à ses pieds.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/95e1d27e4df9cef3a5f59b4d5e23d8f0/

https://rutube.ru/video/96942a65d917a4a415b2b96cc43a3962/

http://www.dailymotion.com/video/x39smor