samedi 26 mai 2012

960 - La stigmatisée

Une fois par semaine elle se tordait de douleur au pied de la croix dans des cris hystériques tout en baisant passionnément son chapelet. 

Ses convulsions pieuses pétrifiaient l’assistance étouffée par le respect, de plus en plus nombreuse au fil des mois.

Des croix de sang apparaissaient sur son front, ses mains, ses pieds.

Les hosties posées par le prêtre tremblant sur ses blessures miraculeuses semblaient soulager sa sainte douleur.

Ces scènes se répétaient tous les vendredis dans l’église bondée de curieux et de fervents chrétiens. Des femmes surtout, la plupart en larmes.

L’élue christique mourut fort bêtement d’une banale chute de sa modeste hauteur (1 mètre 50) en marchant sur ses lacets défaits et eut droit à un enterrement de papesse.

Après ses funérailles on découvrit chez elle des produits chimiques cachés au fond d’un placard, pas n’importe lesquels : entre autres, de la soude caustique, bien connue des illusionnistes pour faire apparaître des marques à retardement sur la peau, du chlorure de fer, du cyanure de potassium, matières réactives incolores, indétectables, ayant relativement les mêmes effets : faire naître des traces rouges, créer spontanément des plaies sur le corps selon les formes voulues, prédéfinies en coulisse... Toutes ces substances agissant sur la peau de manière parfaitement naturelle et rationnelle à la manière d’une encre sympathique, mais avec des lettres sanglantes.

Celle que l’on pensait vierge et chaste dévoila encore posthumément une collection d’amants, en réalité des prostitués chèrement payés avec l’argent des dons obtenus en exhibant au prix fort ses cicatrices “surnaturelles”.

Les âmes bernées par les spectacles grotesques de la défunte “stigmatisée”, des femmes essentiellement, encore et toujours des femmes, crurent enfin beaucoup plus à la puissance des réactions chimiques alliée à la corruption de certains esprits femelles qu’aux prétendues manifestations extraordinaires à caractère religieux...

Et surtout, à la faiblesse de l’esprit féminin, c’est à dire le leur, décidément bien sot et infiniment crédule.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/66ebce3a9684cb60db5c86c2f1f7a505/

vendredi 25 mai 2012

RENCONTRES IZARRIENNES : GRATUITÉ, LIBERTÉ, ESTHÉTISME

Blog de rencontres en tous genres. Gratuit, propre, sain, libre ! (SUR L'INITIATIVE DE RAPHAËL ZACHARIE DE IZARRA)


Pour faire humblement concurrence à l'inévitable -mais très commercial- MEETIC, nous proposons un espace de rencontres entre gens adultes et responsables.

"Gens adultes et responsables", donc par définition capables de discernement et sachant prendre en main leur destin.

Les pornocrates invétérés, les personnalités déviantes, les esprits malfaisants et autres âmes malsaines en quête de vils profits et diverses bassesses (aux antipodes de l'esprit de ce blog de rencontres) se discréditeront et s'élimineront par conséquent d'eux-mêmes en venant déposer ici leurs annonces nuisibles.

Ici nous n'infantilisons pas les gens. La liberté y est totale. Vous userez de cette liberté selon votre degré de maturité en assumant les conséquences de vos éventuelles inconduites. Nous misons sur le sens des responsabilités, l'intelligence et la courtoisie de chacun pour que cet espace choisi demeure sain, digne, constructif.

Le but est de se faire rencontrer les hommes et les femmes -pour l'amour ou pour l'amitié-, de briser l'isolement de certaines personnes, de créer ou d'agrandir des cercles conviviaux, intellectuels, voire mondains, et cela dans un esprit de total désintéressement.

Bien que ce lieu ait la prétention d'être élitiste, il est ouvert à toute personne majeure sans aucune restriction. Aussi, à chacun de faire l'effort nécessaire pour entretenir la tenue et la réputation de ce blog de rencontres. Seule exigence : être à la hauteur de ses propres desseins. En d'autres termes, que celui qui souhaite faire des rencontres de qualité s'en donne les moyens !

Alors n'hésitez pas, hommes, femmes, beaux esprits, âmes chastes ou casanovas d'envergure, vous qui avez les moyens de vos prétentions passez directement votre annonce en ces lieux et faites vivre ce blog de rencontres totalement libre, gratuit et nécessairement propre puisque auto-géré par les participants eux-mêmes.

Bonne chance à tous !

(Postez simplement vos annonces dans "commentaires", elles seront agencées dans les plus brefs délais)

959 - Je vais mourir, sauvez ma particule !

Je vais mourir demain et je veux partir légèrement vêtu. L’âme aussi aérienne que la plume.

Je laisse aux méchants mon argent puisqu’il n’y a que cela qui les intéresse. Qu’ils héritent de mes dettes aussi. Aux Duponts je lègue mes sentiments les plus mitigés en écho ironique à leur nature afin qu’écoeurés par leurs propres tiédeur et mollesse ils finissent par aspirer aux hauteurs que confère aux gens biens nés (comme moi) la particule. Aux gentils je dis “occupez-vous de mes funérailles et jouez-moi de la trompette en guise d’adieu” !

J’ai chéri la beauté, lustré les chaussures de mes ennemis, craché sur la tombe de mes amis, dépensé mes sous au casino, failli tomber des nues avant d’être dans le trou.

Mais j’ai tenu.

Je vais mourir demain, alors occupez-vous de vos affaires après vous être généreusement penchés sur les miennes. Vous allez m’enterrer mais je vous en supplie, ne laissez pas s’envoler mon cher ego ! C’est par lui que j’ai vécu, en lui que j’ai cru, alors sauvez-le des os !

Izarra brilla tel un diamant.

Ce trésor, c’est ma particule. Une partie de moi-même. Mon habit de scène. L’ombre de mon nombril.

La forme la plus flatteuse de mon MOI.

Chérissez-la plus que vos propres enfants, pères et mères. Battez-vous pour défendre sa mémoire.

Et finalement soyez dignes de la porter pour moi, vous les détestables Duponts, vous les gueux, vous les mal-nés, vous les médiocres... Sauvez ma particule de génération en génération. Ainsi vous brillerez un peu vous aussi, me rendrez grâces et ferez perdurer mon souvenir sur vos fronts pour l’éternité.

VOIR LA VIDEO : 

mardi 22 mai 2012

958 - Humanisme destructeur

J’étais heureux dans ma décharge d’ordures, pataugeant joyeusement dans ces montagnes de déchets multiformes et multicolores qui, à mes yeux d’enfant émerveillé, brillaient comme autant  de trésors. L’ivresse de la découverte enchantait ma jeune âme en liberté. Ces détritus à l’infini représentaient pour moi des promesses de fête au quotidien, des fleurs industrielles semées dans mon bac à sable vaste comme le monde. 

J’étais libre, j’étais innocent, je voyais les choses sans malice. Mes mains étaient sales mais mon coeur était beau, j’avais les cheveux noirs et l’âme blanche, je trouvais des perles brisées et pourtant mes rêves restaient purs.

Et puis elles sont arrivées.

De gentilles bonnes soeurs se croyant investies d’une mission divine. Elles ont chaussé mes pieds nus de bohémien, échangé mes haillons en folie contre un uniforme austère puis m’ont emmené dans leur prison. Le petit moineau que j’étais s’est retrouvé dans la cage des enfants de riches. On m’a appris à lire et écrire, à penser droit, à me vêtir de soie et à dire bonjour.

Aujourd’hui je suis instruit, fortuné, bien habillé, éduqué, respecté, envié, rangé.

Suis-je heureux pour autant ?

Je me souviens avec nostalgie de mes bains d’ordures à l’âge béni de l’insouciance... J’avais quatre, six, huit ans, peu importe, depuis ma naissance je riais, je volais, me réjouissais de chaque trouvaille que je partageais avec mes amis les rats, respirant avec une jouissance toute enfantine l’air étrange et exotique émanant de ma décharge.

En m‘extirpant de force de ma fange natale les bonnes âmes ont fait de moi, ex-petit manouche heureux de vivre, un pauvre type qui s’ennuie à mourir dans son existence confortable, fade, propre, grise, anonyme.

jeudi 17 mai 2012

957 - Le Vieux-Mans, cité des esprits

La Cité Plantagenêt est une petite olympe au coeur de la ville mancelle. Une enclave tout en hauteur, un sommet de pierres et d’Histoire. 

La Lutèce sarthoise en somme.

Le Vieux-Mans, c'est un refuge intemporel au souffle médiéval reposant sur des bases antiques. Ses pieds sont gallo-romains, son esprit est moyenâgeux, son âme pleine de Renaissance.

Du haut du tunnel le traversant, percée glaciale et sinistre du XIXème siècle, le Vieux-Mans donne même le vertige.

Tout autour, la sérénité des cimes.

Au moins, jusqu’aux frontières vespérales...

Voies sombres, désertes, silencieuses et carrefours éclairés par des lampadaires d’un autre temps font les charmes nocturnes de ce mont manceau, comparable en certains points au Mont-Saint-Michel.

A l’heure ténébreuse, toutes sortes de fantômes épieront le visiteur égaré, l’effleureront peut-être : chats furtifs -tous gris la nuit-, rats dodus, chauve-souris alertes, hiboux interrogateurs, ombres de statues allongées par le clair de lune -saints locaux ou vagues gargouilles accrochés aux toits- et autres silhouettes mal identifiées.

Volatiles de plumes et de poils, errants des gouttières et des canalisations, hôtes des toitures et du sol, vagabonds des airs et du pavé, sculptures de pierre et de bois, gardiens de vieilles portes et veilleurs de remparts, bref présences inertes, oniriques, réelles ou imaginaires et faune vive font les murmures et les légendes du Vieux-Mans.

On ne sort pas indemne de ces pierres haut perchées : de presque tous les côtés de la vieille cité, maintes vues plongeantes garanties sur l’agglomération moderne ! Mais surtout, plusieurs siècles séparent les deux parties du Mans. C’est dire que le voyage n’est pas seulement vertical. Il est également anachronique.

Sans omettre les violonistes ailés de la cathédrale récemment découverts (les déjà célèbres anges musiciens) conférant à l’exploration un tour aussi poétique qu’ascensionnel.

Avec ses escaliers interminables où grondent tous les vents, ses murs immémoriaux surchauffés au soleil d’été et, la nuit, ses rues hantées par des spectres de lumière -je veux parler des fameuses Chimères- la vieille ville est un lieu choisi hors du monde où, dès la tombée du jour, la réalité fait place au mystère.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/f70f13e3d4cdd329550a38d80056ece0/

https://rutube.ru/video/3028d3a4b2c23cb1a3b002041f118a6f/

http://www.dailymotion.com/video/x3t4ha8

dimanche 13 mai 2012

956 - Mourir sous la Lune

Moi je ne veux pas mourir au Soleil.

Je préfère bien mieux rendre l’âme sous la Lune.
 
Les mortels ordinaires, pour ne pas dire dupontesques, veulent tous fermer les yeux avec les rayons de Râ plein la tête. Pour ces êtres primaires, ces esprits superficiels, ce sera le dernier éblouissement d’une existence vouée à la consommation, l’ultime rappel de leurs plus belles vacances à la plage, le souvenir final de leur vie de minable.

Personnellement je déteste le Soleil. Les caresses haineuses, malhonnêtes, létales de cet astre qu’adorent les estivants m’insupportent tant physiquement que moralement ! Sa lumière vive surtout qui entre dans ma chambre me déprime. Les murs et les toits sont faits pour isoler leurs hôtes des intempéries, non pour les y exposer. Les fenêtres trop grandes sont pour moi une aberration architecturale. Quand le Soleil illumine une pièce il devient un intrus et je me sens violé, pris au piège de ses tentacules enflammés. 

Cette gueule cosmique totalement hystérique m’a fait assez transpirer sous ses crachats de feu, a inspiré suffisamment de sentiments vulgaires au bétail humain des classes moyennes, engendré trop de bonheur frelaté chez la gueusaille infestant les bords de mer, fait naître davantage d’hérésies chez la populace avide de congés payés pour que je lui dédie mon soupir suprême.

C’est à la pâle Sélénée que j’adresserai ma prière de mort.

Mon regard terrestre s’éteindra sous la clarté phosphorescente de cette pierre à demi morte planant dans le coeur des poètes. Et si les nuages, le jour, l’horloge céleste réglant ses allées et venues ou quelque rempart de béton m’empêcheront de contempler sa figure sereine, son profil sage, son croissant aigu, aucune importance !

La Lune sera présente sous mes paupières closes : je n’aurai qu’à songer à son visage énigmatique pour quelle m’enveloppe de son mystère.

Et m’emporte dans son royaume mystique.

Là, sur sa surface figée, silencieuse, profonde, paisible et effrayante, j’errerai en compagnie choisie. 

Verlaine à ma droite, Virgile à ma gauche, l’infini au-dessus de mon auréole, au son de ma lyre cynique et joyeuse je continuerai à dénoncer l’imbécillité de mes contemporains tout en chantant la supériorité izarrienne.

mardi 8 mai 2012

L'ART DE SE FOUTRE DE LA GUEULE DE SON DÉPUTÉ SANS EN AVOIR L'AIR

Lettre envoyée à mon député en 2003. J’avais reçu une réponse positive ! Une lettre du député m’expliquant qu'il pouvait me recevoir pour parler ensemble de mon “problème”.

Monsieur le Député,

J'ai l'honneur de m'adresser à vous aujourd'hui et souhaite bénéficier de votre aide dans une affaire concernant ma situation actuelle. J'attire donc votre attention sur mon cas présent en espérant trouver avec vous la meilleure solution qui soit, comptant sur vos compétences.

J'aimerais avant tout exposer deux points importants :

- D'une part, en ce qui concerne l'état des choses dans le domaine que j'aimerais traiter avec vous.

- D'autre part au sujet de la possibilité de reprendre le problème sous un angle plus large, au cas où la recherche d'une solution échouerait dans un premier temps, ce qui est fort probable vu les circonstances particulières dans lesquelles sont établis les éléments du dossier qui me préoccupe.

La plus grande rigueur sera demandée pour mener à bien cette entreprise, c'est je crois non seulement souhaitable mais encore indispensable. Il est hautement recommandé de s'astreindre à certaines exigences si on veut donner toutes ses chances à la cause défendue.

Je souhaite pouvoir compter sur votre entière disposition à ce sujet. Une reprise directe et opérationnelle des aboutissants est également à envisager, et cela indépendamment du fait que la réussite se concrétise au terme de la démarche, qui peut s'avérer délicate selon ce qui sera décidé au cours des faits.

Pour le premier point exposé, je réclame l'assurance de pouvoir bénéficier de vos services, et ce quelle que soit la direction que pourront prendre les événements découlant de ma demande. Il serait en effet regrettable de devoir faire appel dans l'urgence à d'autres parties, pas nécessairement meilleures en termes de qualité de services. Aussi je préfère prendre dès maintenant les dispositions nécessaires, et ce afin de n'avoir pas à envisager de prendre des mesures contraignantes, des décisions pénibles. Ce qui est me semble-t-il non seulement une question de sécurité mais également une question de principe. Et un minimum de politesse vis-à-vis de vous, de votre personnel investissement dans cette affaire.

Je précise qu'un document conforme relatif à la question évoquée plus haut devra être impérativement déposé par voie légale en deux exemplaires chez les principaux intervenants dont je citerai les noms ultérieurement, n'ayant pour ma part pas encore reçu certains des dossiers concernant plusieurs d'entre eux (qui à l'heure actuelle n'ont par conséquent pas encore tous été prévenus).

Je souhaite que les faits ou écrits survenant dans la résolution éventuelle de cette affaire soient officiellement authentifiés par les autorités habilitées à le faire, et ce bien entendu dans les formes strictement définies par la loi en vigueur. Cela peut certes paraître superflu de préciser tout ceci avec une si grande insistance, tant c'est l'évidence même, mais il est plus prudent de rappeler par écrit ce genre de détails en termes clairs et précis plutôt que de n'en rien dire au risque de les oublier. L'importance de l'enjeu justifie toutes ces précautions.

A présent que les choses ont été bien mises au point en ce qui concerne les sécurités administratives et dispositions légales, venons-en au fait.

Une demande de ma situation antérieure m'avait été faite par l'intermédiaire des services proprement dits auxquels se réfère le contrat engagé dans le cadre pré-cité. Au préalable on m'avait notifié que précédemment (lors d'une première inscription datant d'avant l'entrée en vigueur du texte relatif à le seconde inscription) je n'avais pas rempli toutes les dispositions nécessaires afin de pouvoir en bénéficier pleinement, et ce en dépit de mes demandes réitérées au cours de sa mise en oeuvre (qui avait duré plus de quatre mois en fait, mais on me l'avait appris seulement après la date de clôture du dossier, ce qui m'a poussé à entreprendre cette présente démarche vers vous).

J'aimerais par conséquent qu'une disposition particulière soit envisagée à mon égard, dans le but d'échapper à cette situation qui risque de former une espèce de cercle vicieux si les mesures spéciales visant à reporter la date de clôture des deux inscriptions ne sont pas prises à temps. Je précise que la mise en oeuvre de ces mesures spéciales avaient été initialement votées par les membres de la commission décisionnaire, justement dans le but d'éviter ce genre de problème, ce qui s'applique à mon cas en l'état actuel des choses et jusqu'à preuve du contraire.

Si je me réfère au règlement de la commission, je pense être en droit de bénéficier de toutes les ressources légales mises à ma disposition pour faire aboutir ma demande, et ce même si la date butoir de la première inscription a été dépassée.

Je souhaite donc m'entretenir avec vous dans le but de trouver une solution rapide à cette affaire en espérant vous convaincre, dossier à l'appui, de ma bonne foi et surtout éveiller votre attention sur la situation dans laquelle je me trouve aujourd'hui, conséquemment à la décision qui a été prise en amont en ce qui concerne la clôture des inscriptions à l'encontre des ayants-droit.

Dans l'attente d'une prise de rendez-vous, je vous prie de croire, Monsieur le Député, à ma parfaite considération.

Raphaël Zacharie de IZARRA

955 - Élections : un joujou supplémentaire pour consommateurs repus

A chaque élection des élans d’espoir fou naissent dans la population française. Les présidents passent, la vie aussi mais ses règles ne changent pas pour les individus. Les électeurs misant tout dans le président sont comme des ânes attendant bêtement un bouleversement  venu du haut de la colline. 

A chaque élection ils se font avoir, illusionnés qu’ils sont par des symboles, aveuglés, emportés par une vaine, passagère euphorie.

Non seulement rien ne changera dans leur quotidien ou leur destin mais en plus la plupart d’entre eux seront même déçus par leur nouveau dieu. Ils déchanteront comme des millions de fervents électeurs déchantent finalement au bout d'un certain temps après chaque élection.

Dans un beau pays riche et un régime démocratique comme la France, le bonheur des citoyens repus, libres et protégés ne dépend absolument pas d’une nouvelle élection mais de leur mentalité. Quand on nage dans l’opulence, vit dans le plus beau et plus confortable pays du monde, jouit de la liberté et d’un climat tempéré, une élection est un luxe.

De même, les larmes des perdants sont ridicules : les sarkozystes ne vont pas sombrer dans le malheur avec la mort du perdant... Leur sort reste infiniment enviable même en perdant leur leader. Et pourtant ils sont désespérés. Je les trouve indécents de pleurer pour une simple défaite électorale.

Une élection dans ce contexte d'abondance, de prospérité, de paix et de justice n'apporte rien d'essentiel à la vie de tous les jours. Juste de légères nuances dans le confort, le salaire, quelques centimes de plus ou de moins sur le litre d'essence, deux ou trois jours de vacances ajoutés ou retirés.  Bref, le résultat sur le terrain de l'un ou de l'autre quinquennat sera à peine perceptible. Fondamentalement, aucune différence entre les deux partis. Du moins leurs effets concrets seront superficiels. Par exemple le logo de "Pôle Emploi" sera peint en bleu sous la droite, en rose avec la gauche. Mais c'est tout. Toutes les politiques se valent, les lois de l'économie n'étant ni de droite ni de gauche. Quant à l'idéologie, la France n'en est plus à aspirer à des droits élémentaires puisqu'elle a déjà gagné depuis longtemps des privilèges superflus.

Les gens sont stupides de croire que leur vie va changer avec un nouveau président. A chaque élection les réflexes des foules sont les mêmes. Et si les individus retiennent la leçon, les masses quant à elles sont idiotes.

Les élections se succèdent, les imbéciles demeurent.

mardi 1 mai 2012

954 - La nature est la fin de la Civilisation

On nous bassine avec les pseudos vertus de l’écologie, les prétendus avantages de la flore et de la faune, les charmes de Gaïa...

Comme si la métropole était l’ennemie jurée de l’Humanité et la terre vierge sa meilleure alliée, alors qu’en vérité c’est tout le contraire !

Malheureusement dans ce domaine l’être humain a perdu tout sens des réalités.

La cité est la plus haute expression de la civilisation. Ses bienfaits sont infinis, irremplaçables, quasi divins.

Et, bien entendu, ces richesses-là sont absentes des terres brutes que bien sottement l’écologiste admire...

La ville est opulente, confortable, rassurante. La cambrousse indigente, oppressante, dangereuse. L’homme est devenu fou d’écologie au point d’oublier les ronces, les piqûres de moustiques, les agressions des éléments et le cortège de maladies que lui offre généreusement la nature malfaisante.

Les remparts en béton armé de la civilisation prolongent l’existence, la protègent, la subliment, alors que la friche est létale, bestiale, laide, primaire, sans idéal.

D’ailleurs l’homme qui vit dans les cavernes est repoussant, épais, abruti, sans éducation, grossier, infirme, tandis que le citadin est beau, fin, noble, sensible, esthète, accompli.

Le rustre pue la sueur, la crasse et la misère. Le civilisé est embaumé des parfums les plus subtils.

La campagne est pleine de ploucs, l’agglomération remplie de belles gens raffinés.

Certes dans les mégalopoles il y a des tonnes d’excréments canins trainant sur les trottoirs et c’est exécrable. Mais dans ces gigantesques structures urbaines on trouve également des cimetières pour chiens, pour chats, preuve que l’hôte des villes est infiniment plus humanisé que le vil et insensible coureur des bois !

Les inconvénients des rues assombries par des gratte-ciel sont minimes comparés à l’immense bonheur d’être séparé du monde sauvage, brutal et sans pitié.

On ne trouve ni glaces au citron, ni bouteilles d’eau fraiche et propre, encore moins ordinateurs dernière génération dans la jungle amazonienne. A la place, de la saleté, des insectes harceleurs, des serpents venimeux, des épines, de la mauvaise herbe, des feuilles, encore et toujours ces plantes inconnues, étranges, immangeables...

Et des arbres, des arbres à n‘en plus finir, à des milliers de kilomètres à la ronde... Lassant, ennuyeux, régressif, mortel.

Celui qui se détourne des faveurs de la société, de l’architecture, de l’art, du raffinement pour le sable stérile des déserts, les cailloux sans vie des espaces vides, les herbes folles de la prairie monotone, celui-là est un ingrat, un dément, un inconscient, un irresponsable, une victime de ce siècle vert.

C’est un être en régression, un bipède qui se couche sur des millénaires de progrès, bref un animal.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/f78b6c73faa6f4ff9608088e12744247/

https://rutube.ru/video/42b525e8d24b6ea5082c0b50aba2cc50/